L’interview « Voyage voyage »
de GABI HARTMANN
Après un EP éclaireur paru fin 2021 et des concerts en ouverture de Jamie Callum salle Pleyel, on s’impatientait de découvrir le premier album de la brillante Gabi Hartmann, une des voix les plus singulières et troublantes du moment. Épaulée par le producteur et auteur-compositeur Jesse Harris, celle que l’on compare déjà à Norah Jones ou Melody Gardot, s’y dévoile en mille nuances sur des chansons sensibles et délicates entre Pop, Jazz, Blues, Bossa et Folk, laissant filtrer un éclectisme réjouissant, allant de Billie Holiday à Henri Salvador qu’elle adore, sans que cela n’affecte en rien la cohérence et la magie de l’ensemble. Aussi à l’aise en anglais (« Buzzing Bee », « I’ll Tell You Something », « Baby »), qu’en portugais (« Coração Transparente ») ou en français (« Mille rivages », premier single, « Une errante sur la terre », « L ’amour incompris »), Gabi y témoigne avec une classe et une élégance dingues, d’un solide bagage musical qu’elle doit à sa grande curiosité pour toutes les cultures du monde, mais aussi à son histoire personnelle et à son insatiable soif de voyages l’ayant conduite aux confins du Brésil, d’Afrique du Sud, de Guinée, du Portugal, des Etats-Unis, et enfin à Paris où elle a grandi, et à Londres où elle a poursuivi des études d’ethnomusicologie : celle que l’on s’impatiente de retrouver en concert, notamment le 14 juillet aux Francofolies de la Rochelle et le 27 novembre à Paris, la Cigale, était l’invitée idéale pour l’interview « Voyage, voyage » de ce numéro…
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