JE SUIS MUSIQUE #27

JE SUIS MUSIQUE #27

numéro 27 . Emmanuelle Béart . 06.06.20.

crédit photo de la couverture : par Sylvie Castioni (DR) // Artwork cover : Gregory Guyot (D.R. / @I_am_Gregg / JSM)


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JE SUIS MUSIQUE #27

Cher lectrice, cher lecteur !

Après ces longues semaines d’angoisses, d’interrogations, de chagrins, si loin les uns des autres, quel bonheur de vous retrouver ! Enfin libres, ou presque…

Jamais depuis longtemps, cette liberté que chacun d’entre nous réapprivoise progressivement, ne nous est apparue si précieuse et si essentielle… Si bien que, même si tous les champs d’action ne sont pas encore retrouvés, et notamment, celui de se rassembler autour de nos artistes en concert, surtout hélas en cette période estivale d’ordinaire dédiée aux festivals, nous avons choisi de placer ce numéro sous le signe de la liberté retrouvée !

Et qui mieux qu’Emmanuelle Béart pouvait incarner cette valeur qui rime avec égalité et fraternité au fronton de nos institutions ! La comédienne a, plus souvent qu’à son tour, manifesté sa soif de liberté dans ses ambitieux choix artistiques, comme dans ses engagements de citoyenne, quitte à risquer d’égratigner son statut de star. Nous avons choisi de lui consacrer la couverture de ce numéro, à l’occasion de la sortie de l’album « De Béart à Béart(s) », une magnifique collection de 19 « versions libres » de tubes extraits de l’oeuvre monumentale de son père, revisitées par des artistes d’horizons divers et multi-générationnels, qu’elle a réunis avec sa soeur Ève. Ce héros de père, c’est Guy Béart, immense poète, lui aussi vaillant défenseur de la liberté artistique, dont chacune des chansons résonne encore aujourd’hui comme un hymne à la désobéissance… Emmanuelle nous a longuement raconté la  genèse de ce projet unique, à coeur ouvert, avec une sincérité touchante et une sensibilité à fleur de peau… Et pour prolonger cet appel d’air frais et poétique, nous vous invitons à parcourir la galerie exclusive de portraits qu’a réalisés l’illustrateur Stéphane Manel de l’ensemble des participants, comme pour mieux exalter ces airs de famille qui les rattachent au grand Guy.

Etrange et triste coïncidence, ce sont aussi deux apôtres de la liberté qui nous ont quittés ces dernières semaines et auxquels nous rendons hommage dans ce numéro : tout d’abord Christophe, qui n’a eu de cesse pendant toute sa carrière de brouiller les pistes et d’aller à la recherche de nouveaux sons, d’explorer d’étranges galaxies, comme pour repousser les murs d’une variété française, trop étriquée à son goût, et à laquelle il a apporté des lettres de noblesse, au point de devenir un modèle intouchable pour plusieurs générations, comme en témoignent les nombreuses reprises d’hier et d’aujourd’hui de ses innombrables tubes, et que nous avons recensées pour vous, en guise d’ultime adieu au dernier Dandy…

Dans un autre registre, le grand Idir a bravé toutes les lois de son pays, pour porter ses messages de paix, d’espoir, et de fraternité… Il s’en est allé, aussi discrètement qu’il avait vécu. Nous avions rencontré cet esprit libre à l’occasion d’un déjeuner amical de présentation de son dernier album de duos, entouré de Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et Maxime Le Forestier… Nous voulions vous offrir le reportage photographique de ce dernier moment intime, paisible et amical, avec ce grand Monsieur…

Côté interviews, en dépit d’une actualité musicale au ralenti, nous avons multiplié les rencontres, privilégiant les artistes nous ayant accompagnés dans nos espaces confinés : à commencer par notre amie Clarika, toujours aussi jalouse d’une liberté et d’une indépendance qu’elle cultive depuis près de 30 ans de carrière sans concessions, et qui a répondu à notre interview 100% musique. De son côté, le trop rare et inclassable Joseph d’Anvers, s’est prêté avec passion à notre interview 100% cinéma (un univers qu’il connait bien…), à l’occasion de la sortie de son captivant roman « Juste une balle perdue ». Comme si entre musique, cinéma, et littérature, Joseph refusait de choisir d’entrer dans une case. Quant à Yelle dont on fête le grand retour, elle s’est glissée sans complexes dans la peau d’un homme, le temps d’une interview « Comme un garçon », débarrassée de tous les tabous sur la question du genre.

Parmi les benjamins, nous avons retrouvé avec bonheur, la sympathique Hoshi, qui publie une deuxième opus confirmant son talent singulier, et son attachement à des valeurs essentielles comme la liberté d’aimer et l’égalité des droits, à l’instar de son single « Amour censure » : elle s’est prêtée en toute franchise à notre questionnaire « Déshabillez-moi ».

Tout aussi libre de toute référence artistique passée, Hervé trace sa route et creuse un sillon musical personnel, comme en témoigne son premier album très attendu « Hyper » , à l’occasion duquel il répondu sans retenue au fameux Questionnaire de Proust.

Nous avons aussi fait connaissance avec la très talentueuse Clou, qui s’est rappelée ses toutes « premières fois », pas si lointaines, vu son jeune âge, avec une liberté de ton rafraichissante…

Très présent sur les réseaux sociaux, la star Matthieu Chédid incarne également comme personne, et depuis ses débuts, un modèle d’affranchissement à l’égard de l’héritage familial certes, mais aussi et surtout de tous les codes propres au métier de chanteur : de sa voix de tête à ses mélodies biscornues, en passant par ses costumes roses et son improbable coiffure en forme de M. Rien que pour cela, nous lui devions bien un portrait de A jusqu’à Z, histoire de lui dire merci d’être lui-même. Merci, avec un M majuscule !

C’est désormais un rendez-vous incontournable de JSM : nous avons consacré notre galerie virtuelle à Kyès, un jeune artiste repéré sur Instagram ! Lui aussi a joué la carte de l’impertinence et du mélange des genres, en faisant entrer les stars de la Pop dans son petit musée personnel. Il nous a confié quelques unes de ses oeuvres les plus révolutionnaires, au carrefour de la peinture classique très académique et de la photographie : le résultat est magique et époustouflant  ! Suivez le guide Kyès…

Autre rendez-vous régulier désormais dans JSM, « Disco Story » que nous consacrons dans ce numéro, aux artistes qui ont bravé l’ordre moral et la censure pour s’afficher plus ou moins dénudés, en toute liberté ! Nous avons retrouvé pour vous un florilège des pochettes de disques de ces stars d’hier et d’aujourd’hui dévoilant une épaule, un dos, un sein, un torse, voire beaucoup plus… Certaines ayant même, de Bardot à Birkin ou Farmer, construit leur statut d’icône à force d’afficher cette façon d’être, libre et nue, tout simplement.

Enfin, en plus de nos focus sur les belles rééditions consacrées à un Johnny Hallyday 69, plus psychédélique que jamais, et au couple mythique France Gall / Michel Berger, vous retrouverez dans notre rubrique Discorama, tous les artistes ayant refusé de vivre enfermés et de subir la fatalité, en apportant spontanément leur soutien aux soignants et au monde médical, en paroles et musiques : nous avons collectionné pour vous les chansons les plus sincères et touchantes, nées pendant cette période inédite de mise à l’épreuve de notre liberté de mouvement … 

Nous vous souhaitons une bonne lecture avec tous ces artistes, en espérant qu’ils vous accompagneront pendant ces prochaines semaines de reconquête de vos libertés, en attendant de les retrouver sur scène !

Merci d’être Musique, de nous suivre, de relayer et partager nos publications sur les réseaux sociaux, pour que JSM puisse continuer de rester le magazine digital indépendant que vous aimez, fait avec le coeur et avec passion.

En attendant, soyez toujours prudents bien sûr, mais avant tout, soyez heureux… et libres !

Eric & Gregg.

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Eric et Gregg remercient infiniment tous les artistes qui, en dépit du contexte difficile, ont collaboré à ce numéro ainsi que tout ceux qui, dans leur ombre travaillent pour les mettre en lumière. Merci aux collaborateurs de ce numéro. Merci infiniment à vous, lectrices, lecteurs.

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Toutes reproductions des œuvres et photographies de ce numéro sont strictement interdites et sont la propriété de leurs auteurs. Merci.


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EMMANUELLE BÉART

Mon père, ce héros…

Emmanuelle Béart est une star, une figure incontournable du cinéma français depuis plus de 35 ans. De « Manon des sources » à « La belle noiseuse » ou « Nelly et Monsieur Arnaud », son jeu singulier et son regard intense ont marqué de leur empreinte la pellicule de réalisateurs de légende : Claude Sautet, Jacques Rivette, Ettore Scola, Raoul Ruiz, Michel Deville, André Téchiné, Claude Berri, Brian De Palma, et tant d’autres encore. Mais c’est plus modestement de son plus beau rôle, celui de fille de Guy Béart, qu’elle s’est entretenue avec nous, à l’occasion de l’hommage qu’elle rend à l’immense poète qu’il était et sera toujours, le temps d’un album Tribute, « De Béart à Béart(s) », réunissant la fine fleur de la chanson française, toutes générations confondues… 

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DE BÉART À BÉART(S) :

L’âme des poètes…

Familier du monde des arts et de la musique en particulier, Stéphane Manel a signé de nombreuses pochettes d’albums, de Vincent Delerm à « Elles et Barbara », de Sébastien Tellier à Bensé : à l’occasion de la sortie du disque « De Béart à Béart(s) », il a non seulement réalisé le visuel de ce « Tribute », mais également celui de tous les titres le constituant, capturant de quelques traits de crayon toute l’âme des poètes participant à ce joli projet. A cette occasion, l’illustrateur nous a confié la quasi-totalité des portraits supports originaux de cette magnifique famille artistique recomposée par Emmanuelle Béart et sa soeur Ève, autour de l’oeuvre monumentale de leur génial et inoubliable papa…

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