JE SUIS MUSIQUE #29

numéro 29 . Dani . 19.09.20.

crédit photo de la couverture : Dani par Jean-Baptiste Mondino (DR / washi washa / Warner Music) // Artwork cover : Gregory Guyot (D.R. / @I_am_Gregg / JSM)


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JE SUIS MUSIQUE #29

Cher lectrice, cher lecteur !

A l’aube de cette rentrée particulière, après un printemps, un été encore plus singuliers, se profile au loin, si proche l’horizon doré d’un automne en plein questionnement, en pleine renaissance. Quand certains prédisent la rechute, nous préférons entrevoir ces horizons dorés. Pour nos vies, pour nos proches, pour nos envies, pour nos nourritures culturelles qui nous semblent si vitales et si riches de musique, d’images, de scènes et de cinéma. Dans ces espoirs les plus fous de voir enfin disparaître les menaces invisibles contre ce monde qu’elles engloutissent, nous avons rencontré celle qui cristallisait cet espoir un peu fou avec la sortie de cet album au titre euphorisant, ces fameux « horizons dorés ». Dani.

Dani, c’est la femme de plusieurs vies, de plusieurs zéniths, une vie d’anges et de démons, une vie en rose et en noir sur une ligne d’or plus que d’argent. Après une carrière exceptionnelle, partagée entre la musique et le cinéma, entre rock attitude et nouvelle vague, elle sort ce nouvel album, symbole d’un signe d’espoir dans ce monde si incertain. Celle qui a tout vu, tout vécu, raconte ses chansons, ses amis, ses rencontres illustres en toute simplicité et en toute humilité. Celle qui fait partie depuis toujours de notre panthéon culturel se réinvente totalement, comme ce monde en mouvement qui jamais ne s’arrête.

Et avec le souffle de cette légende vivante, c’est encore un numéro exceptionnel que nous vous invitons à lire pour amorcer cette rentrée pleine de promesses à commencer par l’un des artistes les plus attendus de cet fin d’année, Vianney, où nous avons dressé un portrait de A à Z en attendant « N’attendons pas », Raphaële Lannadère, la mystérieuse, qui nous livré la playlist de sa vie, Pauline Croze qui s’est glisée dans la peau d’un garçon pour nous, Arman Méliès le discret qui nous a parlé cinéma, la brillante révélation Noé Preszow qui nous a confié ses premières fois ou encore Stefi Celma, la brillante actrice de « dix pour cent » qui est aussi chanteuse.

Si la nouvelle génération à la part belle, nous avons l’honneur de compter aussi Hugues Aufray au sommaire de ce numéro qui s’est amusé à répondre pour nous au « Questionnaire de Proust », Benjemin Biolay et les photos exclusives de son retour sur scène, c’était à la Maison de la Radio. Exclusif encore avec Indochine, dont nous fêtions les 40 ans et leur pop up store. Exclusif, les photos de l’un des seuls festivals de cet été que La Rochelle a souhaité maintenir dans des conditions spéciales: le Chantier des Francos a fait figure de citadelle de la musique avec un très beau programme.

Enfin, c’est un rendez-vous désormais incontournable: la Galerie JSM de JE SUIS MUSIQUE, notre galerie virtuelle qui vous permet de visiter une exposition autour de la musique sans bouger de chez vous! Et pour cette rentrée, la Galerie JSM vous fait voyager à New York avec le photographe Jean Pierre Laffont et ses stars françaises qu’il a immortalisées dans la grande pomme, de Sylvie Vartan à Françoise Hardy, de Jacques Brel à Charles Aznavour.

Pour refermer ce numéro, nous consacrons notre DISCO STORY à ces rencontres tendres et parfois improbables entre les artistes et les animaux, des plus domestiques aux plus sauvages, un voyage ludique dans les archives de la chanson francophone.

Nous espérons que ce numéro de rentrée ouvrira des horizons dorés pour la musique. Plus que jamais, JE SUIS MUSIQUE est là pour porter le drapeau de la culture et de la « scenefrancaise, ici, sur Instagram, sur Facebook, sur Tweeter, sur Pinterest, sur YouTube, sur Deezer où vous pourrez écouter toutes les playlists de tous les numéros et des artistes. Merci de nous suivre, de nous lire, de nous être fidèles. A l’aube de notre troisième anniversaire, restons plus que jamais fidèles.

Bonne rentrée, bonnes lectures, en musique et en vie.

Eric & Gregg.

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Eric et Gregg, co-fondateurs, de JE SUIS MUSIQUE, remercient infiniment tous les artistes et ceux qui travaillent avec eux qui continuent, malgré ce contexte toujours difficile, à porter le flambeau de la musique. Nous dédions ce numéro à vous, qui dans l’ombre travaillent pour faire jaillir la lumière de vos artistes. Merci à tous les collaborateurs de ce numéro. Et surtout , merci infiniment à vous, lectrices, lecteurs.

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Toutes reproductions des œuvres et photographies de ce numéro sont strictement interdites et sont la propriété de leurs auteurs. Merci.


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BENJAMIN BIOLAY

sur les starting blocks

à Radio France

Benjamin Biolay aura sans doute bénéficié d’un timing parfait bien qu’involontaire, pour lancer l’un de ses meilleurs albums, « Grand prix », bolide musical inspiré, qui a roulé à vive allure dans un chaos organisé. « Comment est ta peine ? » aura cristallisé ce moment de traversée unique dans l’Humanité, entre prudence collective et individualités exaltées, traçant le chemin insoupçonné du succès des hit- parades pour un artiste réputé « à albums » plus que chanteur « à singles ». Alors que semblaient rouvrir timidement les portes des salles de spectacle, Benjamin Biolay a donné l’un des premiers concerts de ce retour en salles, le tout sous haute surveillance, dans l’auditorium de Radio France. Starting block événement d’une tournée encore en points de suspension…

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JE SUIS MUSIQUE #28

JE SUIS MUSIQUE #28

numéro 28 . Benjamin Biolay . 05.07.20.

crédit photo de la couverture : Benjamin Biolay par Marta Bevacqua (DR) // Artwork cover : Gregory Guyot (D.R. / @I_am_Gregg / JSM)


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JE SUIS MUSIQUE #28

Cher lectrice, cher lecteur !

A chaque fin d’année scolaire, nous avions jadis l’habitude de voir décerner des prix, quelle que soit la discipline, quelle que soit la situation, qu’importent les bons et les mauvais élèves, ces prix étaient toujours l’occasion de faire le bilan d’une année passée, de répertorier les bons et les mauvais points, de classer nos bons et nos mauvais souvenirs, de refermer tout simplement un chapitre de nos vies pour en ouvrir un autre…

Parmi ces prix de toutes sortes et de tous niveaux, il y avait toujours celui qui restait à décerner à la toute fin, seul en tête, ce fameux prix d’excellence tant convoité… Ainsi, à la manière d’une drôle d’année pas si drôle qui s’achève, éclipse scolaire faisant persister un goût un peu amer aux grandes vacances sur le point de commencer, 2020 aura dû faire son bilan, même involontaire, et décerner son prix d’excellence, son « Grand Prix » sans compétition, juste pour faire exister le meilleur dans des moments sombres. Il était d’une évidence absolue qu’en matière de musique, il devait revenir à Benjamin Biolay…

Il est incontestablement l’homme de la situation, convergence absolue de ces particules élémentaires suspendues dans cette période unique : Benjamin Biolay a non seulement traversé cette crise en s’appliquant à partager avec une assiduité et une générosité remarquables ses reprises acoustiques, extensions réjouissantes en solo d’un Songbook, morceaux choisis d’un livre d’histoire de la chanson francophone, mondiale parfois. Mais il a aussi et surtout, et pour la première fois de sa carrière, fait l’unanimité de ses pairs, des médias comme de ceux qui semblent le découvrir, avec un single qui marquera cette époque, « Comment est ta peine », malgré 20 ans déjà d’un parcours de génie libre, engagé, inspiré, prolixe, aux talents multiples et accomplis. Il n’aura donc pas volé ce prix d’excellence – même si lui, le refuserait par humilité – , comme le justifie l’entretien généreux qu’il nous a accordé, au moment même où son album se classe numéro 1 des ventes avec plus de 18 000 exemplaires vendus en une semaine, sans surprise.

Avec Benjamin Biolay, l’excellence est montée d’un cran et elle a entraîné avec lui d’autres grands prix que nous avons plaisir à décerner au fil des pages de ce nouveau numéro, le dernier avant une rentrée qui s’annonce très chargée, et que d’audacieux artistes ont devancée, à peine sortis d’un confinement aussi dévastateur que créatif : le duo décalé Arielle Dombasle – Nicolas Ker pour une interview « Comme un garçon » drôle et déjantée, Ben (l’Oncle Soul) qui nous a raconté ses « premières fois », Marc Ruchmann et ses instants cinéma, Emily Loizeau pour une setlist pointue « 100% musique », la mystérieuse Julia déshabillée en paroles et musique, Madame Monsieur face au questionnaire de Proust… Tous ont contribué à faire de ce numéro, un numéro exceptionnel.

Ce n’est pas tout ! Nous marquons l’arrivée de l’été avec deux retours très attendus et très commentés : Amir dont nous avons dressé le portrait de A à Z à l’occasion du single « La fête » en attendant l’album et Julien Doré avec « La fièvre », précurseur d’un nouvel opus lui aussi très attendu.

Un autre grand prix est aussi décerné dans ce numéro au photographe Christophe Crénel qui investit les lieux virtuels de notre Galerie JSM avec une série de portraits qu’il a lui-même sélectionnés et généreusement commentés, un voyage au cœur de la nouvelle scène française, un peu moins populaire mais toute aussi passionnante.

D’autres prix auraient dû être décernés, ceux du cinéma à Cannes, privée de festival pour la seconde fois de son histoire, nous rappelant au passage que le cinéma, comme la musique, le théâtre, les représentations de la culture, est lui aussi interdit de son mode d’expression premier, et réduit à retrécir son grand écran sur des écrans de télévision, de tablettes, de mobiles. Nous dédions au cinéma notre DISCO STORY, retraçant ce rapport souvent amoureux entre l’image et le son, les acteurs et les chanteurs, au travers des pochettes iconiques de notre patrimoine discographique.

Enfin, nous refermons ce sommaire, avec une note d’espoir que France 2 a ravivée lors d’une grande émission pour fêter plus que jamais la musique, et célébrer cette rencontre souvent magique entre les artistes et le public. Pour la première fois en Europe, France 2 a rouvert les portes d’une salle de spectacle au public.Nous souhaitions ainsi sonner le glas d’un temps passé, dépassé et marquer d’un message positif cette transition vers une renaissance.

C’est sur cette note d’espoir que nous voulons accompagner votre été, en attendant la réouverture des salles de spectacle dont les agendas commencent à se remplir à nouveau. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée, mais en attendant, nous serons toujours là sur Instagram, sur Facebook, sur Tweeter ou sur Deezer, où vous pourrez écouter toutes les playlists de tous les numéros et des artistes. De quoi passer un bel été !

A présent, place aux artistes ! Nous vous souhaitons une bonne lecture. Merci d’être Musique, de nous suivre, de relayer et partager nos publications sur les réseaux sociaux, pour que JSM puisse continuer de rester le magazine digital indépendant que vous aimez, fait avec le cœur et avec passion.

Notre Grand prix à nous, c’est vous !

Eric & Gregg.

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Eric et Gregg remercient infiniment tous les artistes qui, en dépit du contexte difficile, ont collaboré à ce numéro ainsi que tous ceux (et notamment les attaché.e.s de presse) qui, dans l’ombre, travaillent pour les mettre en lumière. Merci aux collaborateurs de ce numéro. Merci infiniment à vous, lectrices, lecteurs.

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BENJAMIN BIOLAY

L’amour du risque

Depuis la création de Je Suis Musique, nous étions impatients de croiser la route de Benjamin Biolay et de lui consacrer notre une, tant l’auteur-compositeur-interprète incarne les valeurs qui nous sont chères, artisan infatigable depuis deux décennies d’une chanson à la fois populaire et élégante. Il ne manquait pour cela qu’une occasion et celle-ci s’est enfin présentée avec la sortie de son 9ème album  »Grand Prix », tout entier consacré à son amour pour la Formule 1 et à toutes ses figures héroïques qui ont joué leur vie par passion. Toujours en quête de renouvellement et aussi épris de perfection et d’excellence, c’est en toute simplicité que BB s’est confié à nous sur la genèse de ce disque qui pourrait bien être son meilleur à ce jour, et sur les passions qui l’animent depuis sa tendre enfance : le sport automobile, le cinéma et la musique, autant de disciplines ayant pour dénominateur commun l’amour du risque…

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L’art du « GRAND PRIX »,

Quand BB s’affiche…

Si c’est le photographe Mathieu Cesar qui a signé la classieuse photo qui illustre la pochette de l’album « Grand Prix », Benjamin Biolay a laissé carte blanche à 4 artistes graphiques pour figurer chacun des 13 titres qui le composent : Mathieu Persan, Riki Blanco, Thomas Ayman et Lola Beltran. Entrez dans la Galerie JSM « spéciale Grand Prix », du grand art!

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LA MUSIQUE REFAIT LA FÊTE !

De masques et d’espoir…

Plus sage que les scènes de rues bondées, France 2 a fêté la musique et rouvert le carnet de bal en réunissant les artistes déconfinés face à un public, certes encore masqué, mais en chair et en os. On aurait pu y voir le triste reflet d’une période en quête d’espoir, mais nous avons préféré en retenir les images colorées, festives et solidaires, d’un retour en grâce d’un pan de notre culture, en mode appliqué et respectueux…

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LA GALERIE JSM

de KYÈS

Les stars au musée !

Pour qui aime la musique, le compte Instagram Kyesone de Kyès, est une des découvertes les plus enthousiasmantes du moment ! Avec intelligence et malice, l’artiste a choisi de faire entrer les stars au musée, à sa manière… L’ensemble est original et visuellement très séduisant, au point de constituer une oeuvre homogène et singulière qui méritait bien qu’on lui ouvre les portes de notre galerie virtuelle, non sans avoir auparavant fait connaissance avec un petit génie aussi talentueux que discret …

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STARS A DOMICILE

Si on chantait…

Le monde a changé de visage en quelques jours faisant apparaître ceux des artistes en première ligne de nos écrans, de nos réseaux. Souvent pour le meilleur et parfois pour le pire, beaucoup se sont engagés et mis en avant à la demande des fans au début puis en réponse aux appels au secours des personnels hospitaliers, dans des clips improvisés ou carrément dans des concerts quasi complets en mode confinement. Petit à petit, le monde de la musique, comme celui du cinéma et de l’humour aussi, s’est organisé. En se repliant sur eux-mêmes, ils ont ouvert leur voix à de nouvelles libertés et avec elles, des promesses d’espoir… JE SUIS MUSIQUE fait un petit tour du monde de la musique en temps de confinement…

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BENJAMIN BIOLAY

de A à Z

Alors qu’il vient de co-signer avec Dany Synthé la musique du film « All Inclusive » de Fabien Onteniente, et qu’il sera de retour avec Melvil Poupaud à l’Olympia les 19 et 20 février 2019 pour clôturer la tournée de leur spectacle protéiforme « Songbook », superbe hommage au répertoire hexagonal et dont a été issu un très beau double vinyle, nous avons choisi de dresser le portrait de l’ami Benjamin Biolay de A jusqu’à Z : l’occasion de revisiter en pointillé le parfait itinéraire de l’enfant gâté de la chanson française, infiniment riche en succès et en collaborations…

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DISCORAMA #14

Promenons-nous dans les bacs…

édition JSM#14 . 24.11.18.


DISCORAMA, c’est notre panorama des sorties de cette fin d’année ! Une actualité très dense avec les nouveaux albums des idoles qui sortent quasiment tous en même temps : après une première salve à la rentrée avec Mylène Farmer, Zazie ou encore Obispo pour ne citer qu’eux, débarquent Vanessa Paradis, Patrick Bruel, Benjamin Biolay et bien sûr les opus et rééditions diverses de Johnny, premier anniversaire oblige. Face à ces aînés de marque, il y a de belles révélations aussi : Corine et Aya Nakamura… entre autres. La musique est toujours bonne, alors bonne écoute et belles découvertes… C’est parti ! Poursuivre la lecture de «  »

CONCERTORAMA

La musique se vit. Live.

édition JSM#11 . 30.06.18.


La musique s’écoute, la musique se voit, la musique se vit. Live. Quand les artistes entrent dans la lumière, ils sont face à nous, ils offrent leurs chansons et les font voyager avec nous. CONCERTORAMA, c’est un panorama non exhaustif des concerts du mois, de ces espaces temps où la musique, l’artiste et les fans ne font plus qu’un, dans une fulgurance d’émotions et d’instants suspendus et exaltés.

Ce mois-ci, deux révérences : celle de Julien Doré ému lors de sa dernière à l’Olympia, celle de Alcaline qui accueillait pour son avant dernier rendez-vous Juliette Armanet en concert de la deuxième chance (cf. notre article épique sur Alcaline 1 en février dernier) , mais aussi deux voyages dans le temps : Arnold Turboust pour les années Pop et Les Parisiennes pour les années Yéyé. Enfin, le charme de Pomme et un secret bien gardé, Benjamin Biolay et Melvil Poupaud… 


30 juin 2018 aux Folies Bergère,

BENJAMIN BIOLAY & MELVIL POUPAUD : SONGBOOK#2

Cette date-là était l’une des plus attendues de cette année musique, déjà si riche en concerts, en découvertes, en révélations, en jolies choses. Nous avons l’habitude de partager avec vous ces émotions live extrême, nos souvenirs, nos impressions, de vous faire vivre ces rencontres entre un artiste et son public comme si vous y étiez. Nous avons vu le spectacle de Benjamin Biolay et Melvil Poupaud et nous avons décidé que nous ne vous le raconterons pas ici , en tout cas, pas tout de suite. Nous n’avons pas aimé ? Bien sur que si, nous avons même adoré ! Et cela tient aussi à l’effet de surprise. Pour cette raison, nous souhaitons la ménager cette surprise, tant cette succession de chansons est un enchantement et mérite de se découvrir sans rien en savoir, comme la toile blanche d’un cinéma pleine de promesses et de belles images. C’est l’une des grandes émotions de l’année. Il y a les chansons de Benjamin et tant d’autres jolies choses encore. On ne vous en dira pas plus. On ne vous offrira qu’un cliché de cette première des trois soirées de ce week-end pour vous mettre l’eau à la bouche…

Gregory Guyot.

BENJAMAIN BIOLAY & MELVIL POUPAUD 180629 par Gregory Guyot JSM Je Suis (5)

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Crédit photo: Gregory Guyot (D.R./ @I_am_Gregg / JSM)

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23 juin 2018 à l’Olympia,

JULIEN DORE

Depuis le début de l’aventure JeSuisMusique, Julien Doré tient une place à part pour nous. On en a beaucoup parlé, depuis ce choix de faire de lui notre première couverture avec un cliché de son photographe Goledzinowski pris dans les coulisses de sa tournée apothéose « & », tant il représente pour nous cette ambition de casser les cloisons générationnelles, comme celles des goûts, des choix, ralliant les moins de 7 aux plus de 77 ans. Parce qu’il nous semble qu’il est l’un des artistes qui font l’histoire de la musique et qui marqueront leur temps, il est au sommaire de presque tous nos numéros. Le mois dernier, nous avions déjà chroniqué l’une des dates de sa tournée « Vous & Moi », spectacle acoustique. C’était le 13 mai dernier à l’Olympia.

Alors aujourd’hui, pourquoi revenir sur une tournée des salles qui, à l’heure où l’on écrit ces lignes, est terminée ? Parce qu’après 41 dates, chacune singulière , la 42è et dernière date de la tournée officielle avait quelque chose de particulier, de presque historique, dramatique, intense et émouvant. Au terme d’une setlist ce soir encore modulée , où il a par exemple osé une version très personnelle de « City of Stars », hymne de « La La Land », il a annoncé qu’il ne reviendrait pas, sauf s’il avait des choses à nous dire. Même s’il l’avait déjà annoncé, cette révélation en direct sur la scène de l’Olympia abasourdit la salle et il faut un temps au public pour mesurer les mots Julien Doré. Visiblement ému, partagé entre l’envie de profiter de chaque main qui l’applaudit, de chaque sourire, de chaque élan d’amour et celle de partir vite, essuyer en cachette des larmes jusqu’ici retenues, Julien Doré semble connaître la portée de ces dernières minutes.

On ne sait pas vraiment si c’est calculé pour impacter le temps ou pas, et même si julien Doré n’a jamais lésiné sur les remerciements, sur les élans vers son public et sur ses émotions face à tant d’amour, ce moment-là restera à part, unique et rare et fait déjà partie de ceux qui marquent l’histoire de la musique. Un adieu, un au revoir, une claque de fin… avant d’en finir avec 8 festivals cet été.

Gregory Guyot.

JSM 11 Je Suis Musique JULIEN DORE OLYMPA NB par Gregory Guyot

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Crédit photo: Gregory Guyot (D.R./ @I_am_Gregg / JSM)

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Setlist du 23 juin 2018: Les bords de mer / Le lac / Bergman / Panda Roux Panda Gris / Moonlight Serenade / Mon apache / City of Stars (de « La La Land ») / Chou Wasabi / Can’t take my eyes off you / Cet Air là / Glenn Close / Kiss me forever / Magnolia / Eden / Femme like you / Freaky new child / Coco Câline / Aline / Sublime et silence / Porto Vecchio / rappel : Corbeau Blanc / Paris Seychelles.


20 juin 2018 à la Cigale,

POMME

Pomme arrive sur scène sur la pointe des pieds, petite discrète et grande timide, c’est pourtant comme une star que l’accueille le public de la Cigale, qui lui voue déjà une grande fidélité, sans doute charmé par cette voix empruntée aux plus grandes, on pense à Marie Laforêt souvent dans ses vocalises et cette manière d’embrasser le monde d’une seule voix, à Dolly Parton aussi dans ses intonations.

Pendant un peu plus d’une heure, Pomme déroule en douceur son très bel album démarrant son concert avec un instrumental suivi de « A peu près » titre de l’album qui l’ouvre magnifiquement, reproduit ici à la perfection.

La scène scintille comme ses yeux qui semblent accrocher chaque regard, embrasée soudain, tamisée souvent, Pomme est seule en scène puis avec un quatuor, puis avec Ben Mazué pour une version totalement retravaillée par lui des « Gens qui doutent » d’Anne Sylvestre, qu’avait déjà reprise Vincent Delerm en 2007 avec Albin de La Simone et Jeanne Cherhal et que l’on a pu entendre dernièrement dans le film de Christophe Honoré « Plaire, aimer et courir vite ». C’est surprenant et beau.

Et puis Pomme repart comme elle est venue, aimée.

Gregory Guyot.

crédit photos : Delphine Champion (D.D./ JSM)

Setlist : A peu près / La gare / Ce garçon est une ville / Pauline / De la haut / De quoi te plaire / Les Séquoias / Adieu mon homme / Sans toi / On brûlera / Ceux qui rêvent / rappel : Les gens qui doutent (avec Ben Mazué) / la lavande / Rappel 2: chanson.


13 juin 2018 au Café de la Danse,

ARNOLD TURBOUST

« Qui c’est ce type ? » dit-il de lui même… Impossible de résumer une carrière aussi discrète qu’imposante tant Arnold Turboust est l’une des références de le French Pop. Ancien membre de l’iconique groupe Marquis de Sade, il est l’un des pionniers avec Etienne Daho du renouveau de la chanson française, signant avec et pour lui dès 1983, une longue série de tubes dont les premiers, du « Grand Sommeil » à « Tombé pour la France » jusqu’à l’album « Eden » en 1996.  Homme de studio plus que de scène, il travaille pour Brigitte Fontaine ou Sylvie Vartan, entre autres. C’est aussi un chanteur, et plus particulièrement celui d’un des plus gros tubes des années 80 : « Adélaïde » (1986) avec la participation de Zabou dont la carrière allait ensuite prendre son envol au cinéma. Un tube que personne n’a oublié.

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C’est dire si cet homme timide, humble et qui donne l’impression de déranger, plutôt enfermé dans les studios d’enregistrement, réussit à créer l’événement sur la scène du Café de la Danse face à un public marqué par une certaine nostalgie, mais aussi par l’empreinte de cet homme dont l’oeuvre transcende une allure effacée mais qui nous fait entrer pourtant dans son univers et son monde durant cette soirée d’un autre temps, presque d’une autre vie, invitant autour de lui le bel éventail d’une certaine idée de la Pop pour parcourir avec lui une carrière insoupçonnée : Bertrand Burgalat, le dandy antidaté qui semble toujours sortir d’un film d’Henri Verneuil chante avec lui « Mes amis et moi ». Barbara Carlotti, la sirène Pop moderne qui a aussi assuré sa première partie (« Je l’aime depuis que j’ai douze ans » dit-elle au public présent avec le sourire d’une jeune fille en fleur) offre l’un des plus beaux moments du concert avec « Mon bel oiseau ». Zabou Breitman, son éternelle Adélaïde pour « LE » duo très attendu en rappel. Alain Chamfort, le discret pionnier respecté pour le titre  » A la frontière de ton beau pays ».

Entre partage de souvenirs, caché derrière son piano électronique où il cite Jean Claude Bourret avant d’entamer son second plus grand succès « Les envahisseurs » et l’alchimie attendrissante entre lui et ses invités, Arnold Turboust traverse avec nous plus de 35 ans de chansons Pop, souvent oubliées, non sans cet humour qui signe son humilité lorsqu’il dit en parlant de lui, répétant encore : « Comment il s’appelle déjà ce type? A….. » en semblant s’étonner lui -même d’être là. « Je suis émerveillé de vous voir » avoue-t-il enfin les yeux pétillants grands ouverts.

Ce voyage temporel finit en apothéose sur une reprise chorale de « Epaule Tatoo » qu’il avait écrite avec Etienne Daho, chanson incontournable de la carrière de ce grand absent de la soirée (en tournée avec son « Blitz Tour », excusé donc) et que le public a volontiers repris en cœur.

Gregory Guyot.

ARNOLD TURBOUST Chafort Carlotti Burgalat Zabou 180613 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (13)

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Crédit photo: Gregory Guyot (D.R./ @I_am_Gregg / JSM)

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Setlist : Quelques notions de géométrie plus tard / Le prix de mon silence / En rêve / Mes amis et moi (avec Bertrand Burgalat) / Téléphonez-moi / Vol-au-dessus / Les histoires / Bubble Gum / Souffler n’est pas jouer / Mon bel oiseau (avec Barbara Carlotti) / Au large de Miami / Varouna / Les envahisseurs / Tout est dans le flou / King size / Adelaide (avec Zabou Breitman) / rappel : A la frontière de ton beau pays (avec Alain Chamfort) / Epaule tattoo.


27 mai 2018 aux Folies Bergère

LES PARISIENNES

C’est un spectacle hors du temps qui s’est installé en mai dernier aux Folies Bergère, et en dehors de toutes les modes : les Parisiennes, groupe culte de 4 filles qui a réellement existé dans les 60’s, et qui renaissent une deuxième fois en 2018 grâce à Laurent Ruquier.

LES PARISIENNES 180527 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (4)

Ces parisiennes ne le sont que de nom, puisque ce quatuor de charme est un mélange de nationalités : Inna Modja, Héléna Noguerra, Mareva Galanter et Arielle Dombasle, grand écart artistique entre ces 4 femmes que tout oppose ou presque sur le papier, sauf  la bonne humeur et l’envie de divertir très communicative.

LES PARISIENNES 180527 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (9)

Ainsi s’enchaîne une collection de chansons oubliées, ponctuées d’interventions d’une speakerine un peu flippée incarnée sur grand écran par la chanteuse Anaïs, drôle à souhait, des tubes désuets en forme de punch line permanente de la vie quotidienne, qui rendent le propos plus subversif qu’il n’y parait : « Il fait trop beau pour travailler », « l’argent ne fait pas le bonheur », « il va falloir se mettre au régime », « la salade ça donne envie de danser », « On fait peur aux garçons », etc.

LES PARISIENNES 180527 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (7)

Un régal textuel mis en scène par Stéphane Jarny qui a crée des tableaux rayonnants et très colorés : une voiture sur les routes de St Tropez, une prison, une boutique, un appartement cosy, un cabaret sexy où les dames évoluent en chorale au milieu d’hommes porte manteaux, faire valoirs ultra sexys de ces 4 générations de femmes qui le sont tout autant.

LES PARISIENNES 180527 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (8)

On regrette parfois que chacune n’ai pas de vrai moment pour elle pour se mettre en valeur et elles restent au service d’un des groupes les plus singuliers des années 60 qui chantaient exactement en même temps.

Après les Folies Bergère, Les Parisiennes partent en tournée à la rentrée avant de revenir dans la capitale, pour deux dates à l’Olympia…

Gregory Guyot.

LES PARISIENNES 180527 par Gregory Guyot JSM Je Suis Musique (19)

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Crédit photo: Gregory Guyot (D.R./ @I_am_Gregg / JSM)


24 mai 2018 au Trianon,

JULIETTE ARMANET : ALCALINE 2

Deuxième round pour Juliette Armanet vs Alcaline, après le concert lunaire du 7 février dernier, où France 2 avait dû renoncer à la diffusion d’une session éclairée… au smartphone! Exceptionnel et unique moment qui estampillait Juliette Armanet définitivement comme l’une de nos plus grandes artistes (lire notre reportage ici) .

JSM Je Suis Musique 180524 JULIETTE ARMANET au Trianon Alcaline par Gregory Guyot (16)

Retour sur la scène du Trianon donc, 3 mois et demi plus tard, avec un concentré de ce  concert qu’elle promène partout en France et dans le monde depuis plusieurs mois, soit un peu plus d’une heure s’ouvrant sur « Manque d’Amour » et s’achevant par une nouvelle version d’ « A la folie » en piano-voix, magnifique. 14 chansons, 14 petits bijoux intacts, 14 morceaux exaltés.

Parmi ces moments d’intensité dont elle a désormais la maîtrise, il y a eu « Les Microsillons » qu’ Alain Chamfort est revenu interpréter avec elle dans une version absolument bouleversante (bien meilleure que le premier Trianon), qui touche en plein cœur lorsqu’ils chantent ces mots : « Les aimeras-tu toutes les chansons que le temps a gravées au plus profond ? (…) Les chanteras-tu toutes les chansons lorsque la vie m’aura coupé le son ? ».

Juliette Armanet, émue, n’a pourtant jamais été aussi à l’aise pour reprendre le dessus d’une session qui lui en a tant voulu le 7 février dernier, mais sur laquelle cette cavalière seule a remporté la victoire haut la main, haut les notes faisant bloc contre ces réactions en chaîne. Une ultime résistance aux éléments, comme pour décupler ses forces pour donner de la voix, encore et pour longtemps, à une émission condamnée. En effet « Alcaline » s’arrête… ou « s’arrêterait » si la pétition* qui court actuellement renverse une situation triste pour la musique et l’expression de nos artistes.

Gregory Guyot.

* JSM a signé cette pétition, vous pouvez en faire de même en cliquant ici.

JSM Je Suis Musique 180524 JULIETTE ARMANET au Trianon Alcaline par Gregory Guyot (15)JSM Je Suis Musique 180524 JULIETTE ARMANET au Trianon Alcaline par Gregory Guyot (9)_

Crédit photo: Gregory Guyot (D.R./ @I_am_Gregg / JSM)

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