SYLVIE VARTAN

Le regard dans le rétro !

C’est un des événements discographiques de la rentrée, le 50ème album, de Sylvie Vartan, « Merci pour le regard », est dans les bacs depuis le 1er octobre, un album intimiste et très poétique, émaillé de signatures prestigieuses, de Clara Luciani, à La Grande Sophie, Clarika, Michel Amsellem, ou Joseph d’Anvers qui en signe le premier extrait, l’envoûtant et mélancolique « Les vents contraires ». Histoire d’accompagner sa tournée fêtant 60 ans de carrière, et passant par le Théâtre Edouard VII à Paris les 11 et 12 octobre (complet), puis Pleyel le 20 novembre, sa maison de disques historique poursuit la déferlante des rééditions en vinyles de couleurs de ses albums cultes des années 60-70, augmentés d’incroyables inédits… Comme un regard tendre et nostalgique dans le rétro. On vous dit tout, tout, tout sur la rentrée de la reine Sylvie !

Gift Wrapped from Paris (1965)

Cet album à la fameuse pochette rose en forme de paquet cadeau, exploitant le profil parfait et l’incroyable photogénie de l’idole yéyé est intégralement en anglais, puisque initialement destiné au marché américain. Très recherché par les fans, c’est la première fois qu’il est réédité en vinyle (Blanc), après plusieurs parutions en CD, avec ses 12 titres originaux dont « One More Day », connu également en français sous le titre « Dans tes bras, je veux l’oublier », ou encore  »One More Time (encore une fois) ».

Comme un garçon (1967)

Disque du virage artistique, puisque premier album composé exclusivement de chansons originales (signées Eddie Vartan, Eric Charden, le duo Roger Dumas / Jean-Jacques Debout…), il aurait été enregistré, selon la légende, en une seule nuit à Londres. Il contient l’un de ses plus grands succès, la chanson-titre « Comme Un Garçon », souvent reprise depuis, notamment dernièrement par la belle Clara Luciani. On raconte même que le personnage androgyne de Vartan, alors coiffée d’une casquette de Gavroche, et cette chanson culottée auraient inspiré celui de Mylène Farmer et son tube « Sans contrefaçon ».  Le titre « Baby Capone » figurant originellement sur un EP, agrémente en bonus cette réédition en vinyle bleu.

La Maritza (1968)

Album tout aussi mythique que sa pochette (gatefold) et la robe arborée par la belle Sylvie, il est entièrement arrangé par Jean-Claude Vannier, l’homme de « L’histoire de Mélody Nelson ». il comprend les désormais classiques « La Maritza », indémodable chanson autobiographique sur l’exil, mais aussi « Irrésistiblement » (devenu un véritable hymne national au Japon). « Ballade Pour Une Fugue » avec ses arrangements de cordes inattendus est le titre bonus de cet album en vinyle transparent.

Aime-moi (1970)

Arrangé par Tommy Brown & Mick Jones, fondateurs du groupe Foreigner, cet opus du début des 70’s comprend l’improbable  « J’ai deux mains, J’ai deux pieds, une bouche et puis un nez » mais surtout le premier duo enregistré avec Johnny Hallyday : « Les Hommes (qui n’ont plus rien à perdre ». La pochette inattendue dévoile une Sylvie méconnaissable sous sa perruque à bouclettes et préfigure le virage Pop entrepris sur l’album suivant, et sous-tend la nouvelle forme qu’elle entend donner à ses spectacles inspirés de l’école américaine à partir de l’Olympia 1970. En bonus de l’album (ici en vinyle jaune), l’excellent « Loup », version française de « Wolf », ayant donné lieu à des prestations télévisuelles renversantes d’énergie et de beauté.

Sympathie (1972)

Considéré comme un de ses meilleurs albums, c’est l’album culte par excellence pour les fans de la première heure. Féline derrière son grillage, Sylvie blonde et bronzée resplendit sur la pochette de cet album enregistré dans la banlieue de Londres. Tommy Brown & Mick Jones aux manettes insufflent un son résolument Country-Pop à un disque ultra-moderne d’une grande cohérence. A noter le sympathique « Un caillou dans ma Chaussure » qui clôture cet album, réédité ici en vinyle vert transparent.

J’ai un problème (1973)

Album arrangé par l’immense Gabriel Yared, il comprend les duos cultes « J’ai un problème » et « Te tuer d’amour » interprétés en duo avec Johnny Hallyday, ayant fait les grandes heures des shows télévisés de l’été 1973, alors que le couple fraichement réconcilié est au sommet de sa beauté et de sa popularité. L’album contient également la chanson autobiographique « Mon Père » écrite par le fidèle Michel Mallory, devenu un classique sur scène. La version française de « Rock ‘N’ Roll Man » est le bonus de cet album magique, réédité en vinyle bleu. Sur la pochette, elle arbore sa fameuse tenue blouson et jean, customisée par Yves Saint-Laurent, également portée par Johnny et imitée par toute une génération de fans…

Non, je ne suis plus la même (1973)

Compilation Japonaise pour la première fois éditée en France (et pour la première fois aussi en vinyle orange), il comprend des titres extraits de l’album « J’ai Un Problème », mais surtout des chansons ne figurant sur aucun autre album comme « C’était la belle vie » (dont elle a signé elle-même le texte), « Lui » (chanson du film « Malpertuis » dans laquelle elle tient un petit rôle d’entraineuse de bar, aux côtés du grand Orson Welles), et bien d’autres encore. Etrangement, la photo de couverture, quoique très jolie, remonte à la fin des années 60, et non à 1973, date de sortie : une curiosité japonaise comme une autre….

Je Chante pour Swanee (1974)

« Je chante pour Swanee » est le premier show TV conçu sous forme de comédie musicale à l’occasion d’un »Top à », la fameuse grand-messe télévisuelle de Maritie & Gilbert Carpentier. Le succès de l’émission est telle que RCA en publie les chansons sous forme d’un album entier en janvier 1974. Très inspiré de l’histoire personnelle de la petite fille immigrée devenue une star du music-hall, le show comprend des duos avec Daniel Gélin, Carlos, Pierre Billon, Jean-Jacques Debout et Chantal Goya. Le disque est réédité pour la première fois avec pochette gatefold en vinyle gris, assorti à sa belle pochette couleur sepia.

Shang Shang A Lang (1974)

Paru en 1974, avec sa belle pochette (dont existent deux versions, l’une blanche et l’autre bleue pale), installant un peu plus encore la blonde chanteuse dans son statut de star côtoyant les étoiles, l’album porte l’empreinte Country Rock de l’ami Michel Mallory, et compte deux grands succès, le fameux « Da Dou Ron Ron » (également chanté par Johnny) ainsi que « Rock ‘N’ Roll Man ». « Shang Shang A Lang » est aussi la première chanson d’une veine féérique qui deviendra  récurrente chez la chanteuse avec des chansons comme « Ta sorcière bien-aimée », « Dieu merci », « Il me fait de la magie », ou « La neige en été ». L’album est réédité pour la première fois en vinyle rouge et pochette ouvrante.

La Reine de Saba (1975)

Enregistré exclusivement pour le marché asiatique en 1974 (Japon, Corée…) et jusqu’ici inédit en vinyle en France, il comprend des standards de la chanson française connus internationalement et empruntés à Michel Legrand, Yves Montand, Jacques Brel, Edith Piaf ou encore Michel Polnareff, avec le fameux « Holidays » qui sied à merveille à la voix suave et sensuelle de la Sylvie des 70’s. Jusqu’ici ultra recherché par les fans, il est désormais disponible en vinyle vert.

Voilà pour les bonnes nouvelles de cet automne, en attendant la suite des rééditions en 2022, et surtout de retrouver la chanteuse sur scène, là où elle est dans son élément, au plus près de ses émotions intactes et de son public fidèle…

Eric Chemouny



Photos : Philippe Quaisse (DR) / Albums rééditions (Sony Music / DR) / « Merci pour le regard » par Philippe Quaisse (Sony Music / DR) / Affiche Pleyel par François Nars (DR)

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