PASCAL OBISPO

de A à Z

C’est l’évènement de ce début d’année dans l’industrie du disque ! Pascal Obispo a décidé de rompre avec sa maison de disques Sony Music et de retirer tous ses albums des plate-formes légales, afin de créer sa propre application, Obispo All Access. L’avenir dira s’il s’agit d’un pari fou et démesuré, ou s’il aura été visionnaire et à l’origine d’une petite révolution dans le monde de la musique, en proposant ainsi sa production de façon directe et indépendante. En attendant, et afin de célébrer ses 30 ans de carrière, nous avons dressé le portrait de l’inclassable artiste, de A jusqu’à Z, en passant par O…

A comme Atlético : le nom de sa maison d’éditions musicales, sur laquelle de nombreux auteurs-compositeurs repérés par ses soins seront signés.

B comme Bergerac : il y voit le jour le 8 janvier 1965, fils unique de Max Obispo, un ancien joueur de foot, et de Nicole Guérin, lesquels divorcent en 1978, alors qu’il n’a que 13 ans.

C comme Comédies musicales : encouragé par le succès de « Notre-Dame de Paris » du tandem Cocciante-Plamondon, il se lance dans la création de comédies musicales monumentales et ambitieuses, « Les Dix Commandements » (2000), puis « Adam et Ève, la seconde chance » (2010) et enfin « Jésus, de Nazareth à Jérusalem » (2017).

D comme duos : on ne compte plus les duos (voire les trios et chansons collectives) que l’artiste a enregistrés durant sa carrière, tant sur album que sur scène, comme « Soledad » avec Luz Casal (1999), « Mourir demain » avec Natasha St-Pier (2003), « 1980 » avec Melissa Mars (2006), « Je laisse le temps faire » avec Florent Pagny (2011), « Un homme est passé » avec Elodie Frégé (2014). Dernière expérience collective en date, en plein confinement au printemps 2020, il invite Florent Pagny et Marc Lavoine à le rejoindre sur « Pour les gens du secours », chanson caritative de soutien à la lutte contre la Covid19. 

E comme Epic :  le label des débuts, au sein de Sony Music, après un premier album « Le long du fleuve » (1990), chez EMI. Il y côtoie des artistes de Pop plus installés comme Jil Caplan ou Alain Chamfort. Le single « Plus que tout au monde » le propulse sur les ondes en 1992, suivi de « Tu vas me manquer », « La moitié de moi » et « Laurelenn ».

F comme Florence, Lionel : repéré par Pascal sur l’album « Entre sourires et larmes » et la chanson « Vu du ciel » chantée par Alain Chamfort, le parolier devient un de ses plus fidèles complices, pour lui-même comme pour ses multiples interprètes. Ensemble, il signent quelques uns des plus gros succès des années 90-2000, comme « Savoir aimer » (Florent Pagny), ou « L’envie d’aimer » (Daniel Levi).

G comme Girondins de Bordeaux : grand fan de ballon rond depuis sa plus tendre enfance et supporter des Girondins, où jouait son papa Max, le club lui aurait demandé une chanson, mais qui n’a pas été validée en hauts-lieux. Il a par ailleurs dédié un titre à une autre icône du foot, « Zinédine » (extraite de « Fan », en 2004). 

H comme Hallyday, Johnny : il contribue au grand retour de Johnny en 1998 après un creux de la vague, en produisant et composant l’album « Ce que je sais », contenant le tube « Allumer le feu » et le duo « C’est la vie qui veut ça ».

I comme Isabelle : le prénom de sa première femme, Isabelle Funaro, épousée le 4 avril 2000, et maman de leur fils Sean (référence à John Lennon) né le 11 octobre 2000. Depuis le 19 septembre 2015, il est marié au mannequin Julie Hantson. 

J comme « J’ai compté » : un de ses derniers succès, chanson ultra référencée dans sa production, rendant hommage aux sonorités Funk de son adolescence. 

K comme Kaas, Patricia : s’il réalise l’album « Le mot de passe » pour la chanteuse en 1999, et compose plusieurs chansons dont « Ta liberté contre la mienne », leur duo « L’aigle noir » (2003) reste comme un des plus beaux moments de l’histoire des Enfoirés.

L comme « Lucie » : un de ses plus gros succès, émouvant piano-voix figurant sur l’album « Superflu » (1996).

M comme « Millésime » : clin d’oeil a ses origines bordelaises, il dédie cette chanson à son fils Sean. « Millésime(s) » est aussi le titre d’un album Live paru en 2001, et de sa première compilation parue en 2013.

N comme « Neil Armstrong ou Gagarine » : une chanson méconnue extraite de « Soledad » (1999), évoquant le premier pas de l’homme sur la lune, et par extension sa soif d’idéal.

O comme « Obispo All Access » : Pascal crée l’évènement en ce début 2021 en se libérant de tout contrat avec une major, en retirant ses albums des plate-formes traditionnelles, pour créer sa propre application disponible sur l’App Store et Google Play, permettant d’écouter ses anciens albums, mais aussi de découvrir de nouveaux titres inédits et des interviews, moyennant un abonnement mensuel.

P comme Polnareff, Michel : dès ses débuts, Pascal est comparé à Polnareff pour ses mélodies amples et sa voix de tête. Après avoir repris « Holidays », il lui rend officiellement hommage avec l’album et la chanson « Fan » en 2004, dont les visuels reprennent même les codes vestimentaires du Polna des 70’s, lunettes blanches et pantalon baissé.  

Q comme « Quelqu’un nous appelle » : une pudique chanson hommage au couple de légende que formait France Gall et Michel Berger, extraite de l’album « Fan » (2004),

R comme Rennes : installé avec sa mère à Rennes, il y découvre la scène Rock du début des années 80, notamment le groupe Marquis de Sade, et commence à jouer de la musique, alors qu’il est scolarisé au Lycée Emile Zola.

S comme Sida : très investi dans la lutte contre le virus, à travers le Sidaction aux côtés de Line Renaud et Pierre Bergé, il multiplie les projets permettant de ramasser des fonds, depuis la chanson collective « Sa raison d’être » (1997), jusque « Noël ensemble » (2000), dont les clips rassemblent tous les grands noms la chanson française. En 2004, il réunit Calogero et Florent Pagny autour de la cause avec la chanson « Y’a pas un homme qui soit né pour ça ».

T comme The Voice : en 2018, il intègre l’équipe de coaches de la 7ème saison de la célèbre émission de radio-crochet sur TF1.

U comme « Un jour comme aujourd’hui » : son deuxième album paru en 1994, album de la confirmation, grâce à des hits comme « Tombé pour elle », ou « Tu compliques tout ». 

V comme « Villa Saïd » : après avoir chanté l’allée Rimbaud, dans le 19ème arrondissement où il vivait (« Ce qu’on voit allée Rimbaud » en 1998), il consacre une chanson au quartier cossu du 16ème arrondissement, près de l’avenue Foch, où il a désormais élu domicile sur l’album « Le grand amour » en 2013.

W comme Words of Goethe : le nom du premier groupe qu’il crée en 1983, alors qu’il est en classe de Terminale à l’Institution Livre de Combrée, avec des amis de son ancien lycée Rennais, avant de jouer de la basse dans un groupe New Wave, Evening Legions, puis Senso en 1988, dont il est le chanteur, avec Franck Darcel (ex Marquis de Sade), et Frédéric Renaud.

X comme classé X : il s’essaie à la chanson suggestive, aux confins de l’érotisme avec « 69% » , hommage à Serge Gainsbourg sur l’album « Un jour comme aujourd’hui » (1994).

Y comme Youssou’n’Dour  : les deux artistes se rencontrent sur la chanson « So Many Men » en 2002, et se retrouvent en 2018 sur « D’accord », avec également Isabelle Adjani.

Z comme Zazie : s’ils ont chacun pris leur indépendance artistique l’un envers l’autre, les noms d’Obispo et Zazie restent indissociables dans l’histoire de la chanson française, tant le mélodiste et la parolière ont œuvré ensemble depuis leurs débuts simultanés : leur plus belle réussite reste leur duo « Les meilleurs ennemis » (1997). 

Réalisé par Eric Chemouny

Crédit photos : Nikos Aliagas (DR) / Dominique Gau (DR) / logo All Access (DR)

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