MATHIEU PERSAN

Dessine-moi

un « Grand Prix »…

En quelques semaines au cœur d’un printemps confiné, Mathieu Persan est devenu l’illustrateur numéro un en France, réalisant coup sur coup l’affiche historique « Restez à la Maison » et plusieurs affiches représentant quelques chansons de l’album le plus attendu de l’année, « Grand Prix » de Benjamin Biolay. A l’époque où tous les médias voulaient savoir qui se cachait derrière « Restez chez vous » qui a fait le tour du monde, Mathieu Persan gardait encore secrète sa collaboration avec Benjamin Biolay. La sortie de l’édition Deluxe de ce « Grand Prix » le 11 décembre prochain nous donne enfin l’occasion de percer ce secret si bien gardé… Rencontre avec l’illustrateur sous les projecteurs, et pourtant humble et discret…

Mathieu Persan

Mathieu, beaucoup connaissent ton travail sans pouvoir mettre un nom dessus. Peux-tu leur dire qui tu es en quelques mots ?

En quelques mots, je n’ai pas un parcours banal, puisque je n’ai pas fait d’études de graphiste à la base, mais plutôt des études de maths et j’ai travaillé dans une banque ! Le dessin m’est venu sur le tard car je ne dessinais pas du tout enfant. En réalité, j’étais plutôt intéressé par la musique, Je suis musicien et j’ai fait beaucoup de musique d’ailleurs. Je suis venu à l’illustration par la musique ! J’avais un projet de comédie musicale que je voulais mêler au graphisme, alors pour pouvoir aller au bout de mon projet, j’ai commencé à dessiner…

Quel était le thème de cette comédie musicale ?

Ce n’était pas très porteur et très glamour : c’était sur le monde du travail avec des compositions originales inspirées du Jazz des années 30. Je travaillais à cette époque dans une banque et je m’y ennuyais tellement, que je me suis dit que j’allais créer un autre monde que le mien. Donc je me suis lancé dans ce projet pharaonique en me disant que « plus c’est gros et plus ça m’occupera ». Quand j’ai finalement commencé à présenter mon projet, les gens étaient très intéressés mais cela n’a pas pu se faire à ce moment-là. Mais, ça m’a au moins permis de me sauver de tout ça, de découvrir l’illustration et de me rendre compte surtout que j’aimais ça. Donc j’ai appris tout seul pendant 3 ou 4 ans alors que je n’avais jamais fait ça auparavant et je me suis découvert une vraie passion pour cela, celle aussi de pouvoir dessiner des images qui portent un message, qui veulent dire quelque chose.

Quel est ton processus de création ?

Je fais des croquis au crayon dans des petits carnets, je passe tout mon temps à gribouiller, et je vois ce qui en ressort. J’essaie de faire en sorte que mes images soient pensées, je ne suis pas un instinctif. Je n’ai pas non plus cet éclair créatif. Je passe beaucoup de temps à réfléchir, à comment je vais faire mon image et ce que je vais vouloir dire avec. Dans le dessin de presse, il y a souvent des sujets où il n’y a pas d’accroche et tu es tenté de faire le cliché qu’il ne faut surtout pas faire, donc il faut réfléchir. Il faut trouver des associations d’idées. J’aime bien aller vite, mais parfois c’est plus compliqué que ça. Dernièrement, j’ai travaillé sur la couverture d’un livre sur les GAFA, j’ai mis 3 jours à trouver l’idée, en gribouillant. Et puis, il faut aussi faire confiance au cerveau. Ensuite, je transpose tout sur mon ordinateur. Je fais tout à la souris, ce qui donne le résultat final.

Ton parcours d’autodidacte tardif rend encore plus remarquable l’explosion immédiate de ton succès avec cette affiche devenue mondialement célèbre : « Restez à la maison ». Elle a eu un double mérite : aider à sauver des vies et faire découvrir ton travail…

C’est vrai que cette affiche a élevé mon travail à un niveau supérieur, car il y a une mise en avant médiatique énorme. C’est sûr qu’il y a un avant et un après cette affiche.

Ce succès t’étonne ?

Oui, un peu. Mais je compare cela à ce qui arrive à des musiciens géniaux qui ont fait des trucs géniaux avant d’être mis en avant un jour sur un morceau précis, qui va déclencher leur succès. C’est ce succès qui permet ensuite de toucher des gens qui ne l’auraient pas été, et qui vont découvrir ce qu’il y avait avant. Pour « Restez à la maison », j’étais d’autant plus étonné que j’ai fait cette affiche en une demi-heure avant d’aller chercher mes enfants à l’école, parce qu’une copine médecin m’avait alertée de la situation en me répétant de rester chez moi. Elle m’avait demandé de l’aider à faire passer ce message dans un groupe Facebook et j’ai fait cette petite affiche uniquement pour ce groupe au début. Je savais immédiatement ce que je voulais faire avec la petite maison, les fils électriques, les nuages… Et puis ensuite, ça a pris de l’ampleur avec les partages, les médias, les gens qui me demandaient un exemplaire sauf que je ne voulais pas du tout tirer profit de cette affiche. Je me suis dit qu’il y avait surement là, un moyen d’aider. On a décidé de tenter de la vendre au profit des soignants. J’étais très curieux de voir si cette mécanique allait marcher…

Et ça a marché!

Au-delà de ce que j’aurais pu espérer !

Soulignant ce succès, cette affiche fait désormais partie de notre histoire, c’est le symbole d’une époque comme la seconde que tu as créée pour ce confinement 2

Oui, j’ai fait la version de nuit cette fois-ci. Mais on n’a pas voulu reproduire la mécanique de vente. Pour le premier confinement, on se dit que ça a marché parce qu’on n’avait pas spécialement voulu que ça marche. C’était un alignement de choses…

Par rapport à « Restez à la maison » du premier confinement, où se situe le projet « Grand Prix » de Benjamin ?

En fait, les gens ont pensé que Benjamin et Polydor m’avaient remarqué parce que justement j’avais fait cette affiche, parce qu’elle est sortie avant l’album, mais pas du tout. Il y a beaucoup de choses que j’avais faites avant « Restez à la maison » et qui sont sorties après, dont ces affiches pour « Grand Prix ». On n’improvise pas un travail comme ça.

Dès les premiers teasers de l’album et la révélation des illustrations des 13 chansons de l’album, on reconnait immédiatement les tiennes et le lien se fait instantanément avec « Restez à la maison ». Comment es-tu arrivé sur ce « Grand Prix » ?

Ça s’est passé via Polydor, la maison de disque de Benjamin Biolay, et la responsable marketing, Lola Serres, qui a eu une idée et qui m’a appelé. Elle m’a expliqué sa problématique qui était très simple : comment promouvoir la musique aujourd’hui sans faire écouter le moindre son ? Comment proposer quelque chose de plus immédiat ? Et Lola a eu cette idée de créer des affiches, sous forme d’illustrations. Elle a parlé à Benjamin de son idée qui a validé immédiatement : il s’agissait donc de réaliser une affiche par chanson créée par des illustrateurs repérés sur Instagram dont moi. Elle m’a envoyé un mail, et comme j’ai été le premier à répondre, j’ai ainsi eu le droit de choisir quelles chansons je souhaitais illustrer.

Etais-tu limité dans tes choix ?

Oui. On devait chacun en choisir 3. J’ai écouté les 13 chansons et j’ai choisi celles où les idées sont venues rapidement : « Grand prix », « Ma route » et « La roue tourne ».

La roue tourne ©Mathieu Persan

Justement pour « La roue tourne », avec cette image de la roue on a l’impression que tu as illustré un mot plutôt que son sens…

Ah, non. C’est vrai que c’est très littéral au premier abord comme représentation, avec cette grande roue, mais je voulais aussi donner un côté plus métaphorique. Quand on regarde bien, il y a au premier plan un père et sa fille qui regardent ce grand huit et cette roue. Ce père semble lui dire « tu vois ma fille, c’est ça la vie, il y aura des moments joyeux et puis d’autres moins, et il faut se débrouiller avec tout ça ». C’est plutôt sombre, on n’est pas dans une fête foraine habituelle, on est dans une métaphore de la vie. Je suis très content de cette affiche parce qu’elle correspond bien à ce que j’avais en tête avant de la réaliser. Ce n’est pas toujours le cas ; parfois on visualise quelque chose et quand on le fait en vrai, ce n’est pas exactement ce qu’on voulait.

Y -t-il eu plusieurs versions avant d’arriver à cette affiche ?

Non. J’ai eu une liberté absolue. A chaque fois que j’ai proposé des idées, c’est passé tout de suite… Ah si, le seul changement qu’on m’a demandé c’était justement sur « La roue tourne « , parce que j’avais dessiné un petit garçon à la place et Benjamin a demandé que ce soit une petite fille, puisqu’il a une petite fille (ndlr. il en a deux, une qui vit en Argentine et Anna, fille qu’il a eue avec Chiara Mastroianni)

Au final « La roue tourne » est la seule affiche qui se retrouve déclinée en puzzle (disponible sur le site officiel). Etais-tu impliqué dans ce choix plutôt curieux ?

Non, on m’a juste demandé l’autorisation mais je pense savoir pourquoi c’est celle-ci qui a été retenue pour devenir un puzzle : parce que ça va être horrible à faire (rires) Il fallait que ce soit compliqué mais pas impossible. Il y a plein de détails qui font que ça reste faisable.

Y a t il d’autres projets de déclinaison de ton travail prévus en merchandising, pour la boutique de la tournée par exemple ?

Non pas pour le moment. On a juste fait une extension de collaboration avec les deux affiches accompagnant la nouvelle édition, mais pour le moment, ça s’arrête là.

Autre privilège sur ce « Grand Prix » : « Ma route » bénéficie d’un traitement de faveur puisque c’est le seul titre qui a droit à deux affiches différentes. Pourquoi ?

J’avais fait deux brouillons pour ce titre et j’ai envoyé un premier modèle fini qui a été validé tout de suite. Comme j’aimais bien l’autre idée, que je trouvais intéressante, je l’ai faite de moi-même et je leur ai envoyée un peu plus tard. Ils l’ont trouvée chouette aussi et ils l’ont gardée en me disant qu’ils trouveraient bien un autre moyen de s’en servir. Et la voilà qui sort au moment de cette nouvelle édition.

Pour les deux visuels de « Ma route », tu as choisi d’illustrer la nuit qui met en lumière le refrain de la chanson, plutôt que ses couplets. Pourquoi ce choix ?

Je voulais montrer l’envers du décor, quand on quitte la scène. En tournée, il y a l’euphorie du concert avec le public mais il y a surtout beaucoup de solitude quand on voyage de ville en ville dans le Tour Bus, et qu’on s’arrête 3h après être sorti de scène, sur un parking en train de manger son sandwich. Il y a de la fatigue, de la solitude. A ce moment-là, l’artiste redevient comme tout le monde, il fume sa clope au milieu de nulle part dans la nuit.

Grand Prix ©Mathieu Persan

Et puis il y a « Grand Prix », la chanson-titre de l’album. Aurait-elle pu être la pochette de l’album ?

Non car le projet des affiches est arrivé après que Mathieu César ait été choisi pour faire la photo de la pochette. D’ailleurs, toute la communication autour de cette sortie était basée sur sa photo et l’univers de la formule 1. Les affiches étaient un projet à part. Par contre, il avait été décidé que ce serait l’affiche de la tournée.

Sur cette affiche dédiée à la tournée justement, la Ferrari rouge initiale change de couleur selon certaines villes : vert pour Paris, jaune pour Lille, blanc cassé pour Bruxelles …

… oui et… rouge pour Lyon ! Pour l’anecdote, BB a voulu que la couleur de la Ferrari originale soit dévolue à l’affiche de Lyon, sa ville. L’idée des couleurs vient de Polydor ou du tourneur, je ne sais plus. Toujours est-il que c’est moi qui ai fait ces déclinaisons. J’ai été en contact avec le graphiste qui a fait toutes les déclinaisons promos. Puis, on m’a soumis les épreuves et tout s’est très bien passé.

Quand on regarde tes affiches, on retrouve cet esprit « Formule 1 » avec un point commun, que l’on ne retrouve d’ailleurs pas du tout en fil rouge chez les autres illustrateurs de l’album : les voitures. C’était voulu ?

(rires) Moi, je m’en suis tenu au brief initial qui était d’avoir des bagnoles! (rires) alors j’ai foutu des bagnoles partout… Plus sérieusement, j’ai aussi choisi des titres qui me semblaient plus évidents pour rester dans ce thème : « Ma route » ce sont des bagnoles, « Grand Prix’… et puis sur « La roue tourne », j’ai casé une voiture parce qu’il fallait le faire mais en réalité, ce visuel fonctionne aussi très bien sans voiture mais du coup, elle introduit l’idée du voyage initiatique entre un père et sa fille.

Que connaissais-tu de Benjamin?

Pour être honnête, pas grand-chose. Je connaissais peu l’artiste, quelques titres comme « Mon héritage » ou « Brandt Rhapsodie » que j’aime beaucoup, mais pas plus que cela. En vrai, j’écoute très peu de chanson française. Mais j’aimais bien l’homme. Il a su se créer un univers qui va au-delà de ses chansons, dans ses prises de paroles, de positions, dans sa vie… C’est un homme engagé, qui n’hésite pas à prendre position. Mais c’est aussi un héros romantique. Il a quelque chose de très cinématographique.

Aurais-tu été capable de refuser ce projet ?

Oui bien sûr. J’ai besoin d’apprécier les gens pour qui je travaille, qu’une confiance s’installe. Ce que j’aime chez Benjamin, c’est sa franchise. Il assume qui il est, avec ses failles, ses qualités et ses défauts. C’est ça que j’aime bien et qui m’a plu.

Y a t il eu d’autres chansons de lui que tu aurais voulu illustrer ?

En fait il y a un titre sur lequel j’ai travaillé… mais il n’a pas été retenu parce que je pense que ce n’était pas un titre assez grand public et un peu trop sombre. Peut-être sortira-t-il un jour mais en tout cas, l’affiche est faîte…

Parc Fermé ©Mathieu Persan

Peut-être, sûrement, sur une prochaine réédition… En attendant, il y a déjà celle-ci qui sort le 11 décembre. Tu as été rappelé pour illustrer l’un des 5 titres nouveaux titres bonus, « Parc Fermé »…

Pour ce titre, contrairement aux titres de l’album original où j’avais eu besoin d’écouter les chansons pour travailler, je n’ai eu que les paroles car le titre n’était même pas encore enregistré, comme les autres titres d’ailleurs. Tout le monde était en retard, et il a fallu retravailler vite des affiches, donc Lola Serres, de Polydor, m’a envoyé les textes des inédits et j’ai choisi « Parc Fermé, mais j’aimais aussi « Je reviendrai » (ndlr. Illustré par RIki Blanco). J’ai fait une première affiche sans voiture et Benjamin Biolay en voulait absolument une, il voulait garder ce rapport à la Formule 1. Je ne comprenais pas spécialement pourquoi, alors j’ai cherché sur Google ce que voulais dire « Parc Fermé » et j’ai découvert que c’est en fait l’endroit où les voitures sont stockées pour être inspectées par les commissaires de courses sauf qu’en réalité… ça n’a aucun lien avec les paroles de la chanson !

Cette affiche semble boucler un cycle, de la Ferrari à l’air libre du « Grand Prix » à la voiture garée derrière cette grille close de « Parc Fermé »…

Oui, mais pas seulement car « Parc fermé » est une chanson d’actualité, avec toutes les restrictions actuelles. Elle contient des références à toute notre époque actuelle. Je pense qu’il ne l’a pas écrite pour rien…

Connaissais-tu les autres artistes qui ont illustrés « Grand Prix » ? (ndlr. Riki Blanco, Thomas Ayman et Lola Beltran) 

Je connaissais déjà le travail de Riki et de Thomas mais je ne les ai jamais rencontrés. Mais je ne connaissais pas le travail de Lola car elle est un peu moins dans l’esprit d’illustration que nous pratiquons Riki, Thomas et moi.

Dans tes réalisations les plus « musicales », ce projet avec Benjamin fait presque figure d’exception car on trouve assez peu de références françaises dans ta carrière. Comment l’expliques-tu ?

En réalité, j’ai une culture musicale plus anglo-saxonne, je suis plutôt Rock indé, j’écoute les Pixies, Frank Black, Pavement, Tom Waits, etc.et surtout, je suis un grand fan de Divine Comedy. J’ai tout fait pour rencontrer Neil Hannon (le chanteur) et un jour, j’ai réalisé des illustrations pour une exposition que je voulais faire aux Folies Bergères pour leur concert comme un cadeau de remerciement à Neil Hannon, en reconnaissance de sa musique si importante dans ma vie. Ces illustrations ont ensuite servi en tant que pochettes des albums du coffret anniversaire des 30 ans de carrière du groupe, « Venus, Cupid, Folly and Time ». J’ai fait d’autres affiches pour le groupe, comme celle de leur concert des Arts et Métiers pour la fête de la musique en 2019 et j’ai signé un de leurs clips, mon seul clip d’ailleurs, « Infernal Machine / You’ll Never Work In This Town Again » que j’ai réalisé avec Maeva Pensivy. Quand l’artiste que tu admires le plus au monde et qui a changé ta vie te demande des choses pareilles, c’est un rêve qui se réalise…

Est-ce que la chanson française tient tout de même une petite place dans ton univers ?

J’écoute peu de chanson française en réalité. Le plus français de ce que j’écoute, ce serait peut être… Phoenix (rires). Ce qui me gêne dans la chanson française, ce sont souvent les paroles qui me sautent à la figure et qui me bloquent. Mon père écoutait Aznavour, Brel donc je connais tout, mais je ne vais pas vers ça. J’aime bien, c’est beau, comme Barbara mais ce n’est pas ce que je vais naturellement écouter. Il y a quand même une exception : il y a une artiste française que j’aime vraiment bien, c’est Clarika. En particulier son deuxième album « Ca s’peut pas ». Et puis elle a cette chanson sur son premier album qui s’appelle « Un peu bizarre » avec un univers très fort, une musique magnifique avec accords un peu réfléchis. Mais pour en revenir à mon travail, j’ai fait quelques illustrations dans ce sens : par exemple, la pochette du premier EP de Céline Tolosa, « Cover Girl », qui avait un univers que j’aimais bien ; J’ai travaillé pour Catastrophe à mes tout débuts et avant qu’ils ne soient signés chez Tricatel, parce que je connaissais Blandine Rinkel qui travaillait comme moi au magazine « Gonzai » et qui chante dans ce collectif. J’ai fait des affiches alternatives pour l’Opera, pour des festivals…

Qu’est ce que « Grand Prix » a changé pour toi?

Ma visibilité. Quand tu fais partie d’un projet comme celui-ci, tu suscites l’intérêt des gens qui m’ont contacté pour travailler sur des projets totalement différents de « Grand Prix » d’ailleurs. Quand tu es associé au nom de Benjamin Biolay, tu bénéficies d’une grosse mise en avant. Du coup, là je suis très sollicité. C’est génial parce que j’ai énormément de projets intéressants et j’ai aussi le plus grand des luxes : celui de pouvoir choisir avec qui ou sur quoi je vais travailler, comme actuellement pour le CNES, le centre d’études spatiales, ou pour le magazine « le 1 » ou « America ». Mais bizarrement, il n’y pas encore eu de demande d’illustration musicale dans mon agenda…

Propos recueillis par Gregory Guyot

Retrouvez le travail de Mathieu Persan autour de »Grand Prix » dans l’article sur l’édition Deluxe de l’album, en cliquant ici.

Crédit des oeuvres : ©Mathieu Persan – publiées avec son aimable autorisation pour JE SUIS MUSIQUE, reproduction strictement interdite (DR) // crédit photo : portrait de Mathieu Persan DR.



Pour découvrir les illustrations de Mathieu Persan :

http://www.barbudesign.com/

https://www.instagram.com/mathieupersan/


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« Cette année, malgré tout ce qui s’est passé, j’ai eu beaucoup de chance. Alors pendant la période des fêtes, j’ai envie de pouvoir aider un peu ceux qui en ont moins.
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(Pourquoi pas 100% me direz-vous ? Parce que gérer les commandes, les envois, les suivis etc. Ça prend du temps !) @restos.du.coeur« 
. Mathieu.

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