LOUISE VERNEUIL

« Lumière noire »

(sortie le 10 avril 2020)

(Mercury / Universal) 

Rappelez-vous, elle était la première à essuyer les plâtres et à se déshabiller en paroles et musiques pour le numéro 22 de JSM (cf. le questionnaire « Déshabillez-moi »), avec une élégance et un esprit « so chic ! » qui ne pouvaient que donner envie d’en savoir un peu plus sur Louise Verneuil, après un encourageant premier EP et un extrait « Nicotine » des plus addictifs.

La jeune femme au physique et au style renvoyant aux plus belles années d’une Birkin, d’une Faithfull, ou d’une Nico, et au patronyme emprunté à la fameuse rue parisienne où vécut Gainsbourg, aura certes pris le temps de peaufiner ses créations, mais le résultat est là et bien là.

Réalisé et arrangé par Samy Osta (cf. « Feu!Chatterton, La Femme, Juniore…), elle nous livre de sa voix éraillée qui n’est pas sans rappeler par moments les accents d’une Axelle Red, dix chansons en forme d’invitations au voyage, sur lesquelles plane l’imagerie d’un grand Ouest mythique, avec ses puissantes guitares électriques rehaussées, ici et là, d’envolées de violons, de tambours maghrébins et de choeurs enveloppants.

Flirtant avec l’esprit libre et bohème des 70’s, la jeune trentenaire puise ses références dans un Rock britannique affranchi, tout autant que dans la chanson à texte, typiquement française, ambitieuse et littéraire. De l’envoûtant « Désert » qui ouvre l’album, au plus sombre « A mort amant », on croise une « Emerancia », du prénom de son arrière grand-mère gitane, à laquelle elle rend hommage : « un prénom qu’on donne à toutes les femmes de ma famille. Il symbolise la femme qui se libère, gagne en force, en féminité, en sensualité » explique-t-elle.

Dans cette famille pas comme les autres et son enfance inondée de musique, Louise s’est plus que jamais replongée, nourrie et inspirée pour écrire des chansons au parfum nostalgique et bucolique, baignées de lumière et à la sensibilité à fleur de peau : de son père guitariste et sosie de Mc Cartney, à son oncle disparu dont elle hérita de la Gibson customisée de rosaces, ou encore son originale maitresse d’école amérindienne au look insolite, en passant par les grands espaces de l’Ariège où elle a grandi.

L’éblouissant « Love Corail », le sombre et électrique « Lumière noire » qui donne son nom à l’album, le poétique en diable « L’évadée belle » ou le plus Pop et joyeux « Blue Sunday », ne sont que les instantanés les plus contrastés et séduisants du carnet de voyage imaginaire de cette nouvelle Cowgirl de la chanson française…

Eric Chemouny        


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