JULIEN CLERC

de A à Z

Histoire de célébrer plus de 50 ans de carrière au sommet, Julien Clerc a publié dernièrement un album de duos revisitant ses plus grands succès avec la fine fleur de la chanson française, toutes générations confondues : nous y avons vu un joli motif pour balayer de A à Z le parcours sans fautes de l’éternel chanteur de charme et une des légendes vivantes de notre patrimoine musical…  

A comme Antilles : Julien en est originaire, son grand-père maternel, Alexandre Merlot, étant un métis guadeloupéen. Le mélodiste a d’ailleurs a souvent revendiqué en chanson  ses racines antillaises avec des mélodies chaloupées et joyeuses…

B comme Bourg-la-Reine : il y habite enfant, alors que ses parents divorcent en avril 1949. C’est là qu’il fait la rencontre de son tout premier parolier, Maurice Vallet.

C comme « Cavalerie (la) » : son premier 45 tours, sorti le 9 mai 1968, sur le label Pathé Marconi, sur lequel il signe un contrat d’artiste grâce à sa cousine Jacqueline Socquet-Clerc, dont le frère est directeur artistique. La jeunesse révolutionnaire de mai 68 voit immédiatement en lui une nouvelle icône.

D comme Dabadie, Jean-Loup : scénariste à succès pour le cinéma, il est aussi un de ses auteurs fétiches et lui offre ses tubes les plus populaires auprès de son public féminin,  forgeant un peu plus encore son image de chanteur de charme : « Le coeur trop grand pour moi », « Ma préférence », « Partir », « Femmes… je vous aime », « Respire »…

E comme Ecritoire (l’) : le célèbre café près de la Sorbonne (qui existe toujours), où il traine, alors qu’il est étudiant en Anglais, après avoir obtenu son bac en 1965, tenté l’examen de Sciences Po et une inscription en fac de droit. Séchant les cours, il y refait le monde avec ses camarades de la fac, préfigurant la révolution de mai 1968, mais c’est surtout là, qu’il fait la rencontre décisive au printemps 1967 avec un de ses premiers paroliers, Etienne Roda-Gil.

F comme « Femmes, je vous aime » : un de ses plus grands tubes en 1982, aussi utilisé pour une campagne de publicité pour la marque de protections hygiéniques Nett / Vania en 1990. Il reprend la chanson avec Vianney sur l’album « Duos ».

G comme Gall, France : sa première fiancée médiatique, avant qu’elle ne rencontre Michel Berger. Leur séparation très douloureuse lui inspire « Souffrir par toi n’est pas souffrir » (1975), une de ses chansons les plus poignantes, reprise avec Francis Cabrel, sur l’album « Duos ».

H comme « Hair » : il tient le premier rôle de la version française de la comédie musicale Hippie emblématique au Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris en 1969. Après avoir refusé d’y participer, il finit par accepter la proposition de Bertrand Castelli et Annie Fargue, producteurs et détenteurs des droits du spectacle pour la France. L’hymne « Laissons entrer le soleil » est depuis un incontournable de son tour de chant.

I comme « Ivanovitch » : sur un texte signé par Maurice Vallet, en 1968, un des plus grands tubes de Julien dans un registre littéraire, inspiré d’une prose de Blaise Cendras de 1913, où apparait le nom de Kolia Nicolaï Ivanovitch (« La prose du Transsiberien et de la petite Jehanne de France »).

J comme Jeanne : un prénom qui lui est cher, puisqu’il s’agit de celui de sa fille Jeanne Herry, née le 19 avril 1978, aujourd’hui comédienne et réalisatrice de films, prénom qu’il cite aussi déjà dans la chanson « Le coeur trop grand pour moi » (1976) : « elle s’appelle Jeanne, je crois… ».

K comme Katerine : le trublion provocateur de la chanson française apporte sa fantaisie et sa fausse candeur enfantine sur l’album de duos en reprenant « Melissa » avec son interprète d’origine.

L comme Leclerc : son nom pour l’état civil. Fils de Paul Leclerc, haut fonctionnaire à l’Unesco et d’Evelyne Merlot, il nait à Paris le 4 octobre 1947 dans le 19ème arrondissement. Son demi-frère, Gérard Leclerc, journaliste à France télévisions, a pour sa part, conservé son patronyme.

M comme Miou Miou : il forme avec la comédienne un couple très médiatique dans les années 70. Il lui dédie sa chanson « Ma préférence » (chantée avec Calogero sur « Duos »), tandis qu’elle lui ouvre les portes du cinéma, avec le film « D’amour et d’eau fraiche », de Jean-Pierre Blanc, dans lequel il tient le premier rôle en 1976, avec aussi Annie Girardot.

N comme « Niagara » : un de ses plus grands tubes en 1972, dont le texte imagé est signé Roda-Gil, et qui rencontre toujours un vif succès sur scène.

O comme Oiseau : il incarne le grand oiseau dans la première version du conte musical à succès de Philippe Chatel, « Emilie Jolie » en 1979. « La chanson d’Emilie et du grand oiseau », est la chanson la plus connue du disque, qui réunit un casting de rêve avec Brassens, Salvador, Souchon, Charlebois, Mayereau, Hardy, Vartan…

P comme Paul-Alain : son véritable prénom composé, son père souhaitant l’appeler Paul, et sa mère, Alain, premier signe d’une discorde qui conduit le couple à se séparer : une situation dont il reconnait ne pas avoir trop souffert, et dont il a fait une richesse, comme le laisse entendre son tube « Double enfance », signé Maxime Le Forestier.

Q comme « Quand je joue » : un de ses plus grands tubes, symbolisant son amour de la musique et de la scène, et marquant son virage en 1980, vers un répertoire plus Rock et rythmique, lui assurant un succès continu, au même titre que « Coeur de Rockeur » ou « La fille aux bas nylon » .

R comme Roda-Gil, Etienne : son principal et plus inspiré parolier, auquel il doit ses premiers succès, signataire aussi de tubes pour Vanessa Paradis ou Claude François. Après des années de brouille dans les années 80, les deux amis se retrouvent sur l’album « Utile » en 1992. Un portrait-documentaire « On l’appelait Roda » signé Charlotte Silvera lui est dédié en 2018.

S comme Sidonie :  le nom de la maison d’éditions musicales qu’il crée dès 1971, avec son agent Bertrand de Labbey, une situation plutôt rare à l’époque, qui lui assure autonomie et liberté artistique.

T comme télé-crochet : contre toute attente, le chanteur est choisi comme juré du télé-crochet de la 8ème saison de The Voice, en 2019, mais ne renouvelle pas l’expérience en 2020, cédant sa place à Marc Lavoine. S’il exprime publiquement quelques critiques à l’égard du concept, il ne regrette pas son passage dans le programme à succès de TF1.

U comme « Utile » : le titre d’une de ses chansons les plus emblématiques, ayant donné son nom à l’album, et marquant son retour à des chansons plus ambitieuses et littéraires, après des années de tubes populaires et plus faciles dans les années 80. Christophe Maé la reprend avec Julien sur « Duos ».

V comme Vanille : sa fille, née de son union avec Virginie Eiffel. Vanille a publié l’an dernier son premier album « Amazona », et chante avec son papa « Fais-moi une place » sur « Duos », sur un texte de Françoise Hardy.

W comme Walkman : toujours en phase avec son époque, Julien célèbre ce nouvel accessoire, symbole de modernité pour écouter de la musique, et emblématique des années 80, dans la chanson « L’enfant au walkman » (Jean Roussel / Julien Clerc / Luc Plamondon) , extraite de son album « Les aventures à l’eau » (1987).

X comme « classé X » : la comédie musicale « Hair » fait scandale car elle montre des acteurs nus le temps de deux scènes, mais contrairement à la légende, Julien Clerc est le seul personnage du spectacle n’apparaissant pas nu, mais tout au plus en caleçon taillé dans le drapeau des Etats-Unis pendant la scène de la douche. En revanche, il se déshabille furtivement dans le film « D’amour et d’eau fraiche ».

Y comme Yonne : très attaché à la terre et au mode de vie rural, il y séjourne pendant de nombreuses années entouré d’animaux, notamment à Parly en région Bourgogne-France-Comté, à la métairie Bruyère, dont il devient propriétaire dans les années 70. Il s’y installe en compagnie de France Gall, sa compagne d’alors.

Z comme Zaz : la chanteuse au succès international a rejoint le clan fermé des duettistes ayant la chance de mesurer leur voix à celle de Julien, sur la chanson « Ce n’est rien ».

Réalisé par Eric Chemouny

Photos: Martin Lagardère (DR/Warner Music)


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