JULIEN CLERC

« Duos »

(Parlophone / Warner)

C’est le crooner, le chanteur de charme par excellence, le mélodiste de rêve que s’arrachent les plus grands interprètes et le chanteur parfait que courtisent les plus grands auteurs : bref, au terme de 50 ans de carrière, Julien Clerc est un véritable monument de la chanson, au répertoire impeccable, jalonné d’innombrables tubes et ayant traversé avec majesté les décennies sans rien perdre de sa superbe, de son sourire ravageur, de sa voix puissante, ni de son inspiration mélodique…

Si bien qu’il fait partie des rares artistes dont chaque album, quand bien même il s’agit d’une compilation s’écoute avec nostalgie, émotion et plaisir. C’est le cas encore de cet albums de duos, qui certes n’est pas d’un concept très original, mais permet de mesurer l’immense respect que vouent toutes les générations au coach de The Voice, tous registres confondus, du Rap à la Folk.

Bien sûr, on retrouve au générique de cet album de 12 titres bien sentis, quelques chanteur.se.s du premier cercle aux connections artistiques évidentes, comme Calogero (assurément son plus digne héritier avec Marc Lavoine) sur « Ma préférence » (le chef d’oeuvre signé Jean-Loup Dabadie pour sa compagne de l’époque Miou-Miou), sa fille Vanille sur « Fais-moi une place » (autre petit bijou signé Françoise Hardy), Maxime le Forestier, son parfait acolyte lui ayant offert quelques unes de ses plus belles chansons dont ce bouleversant « Double enfance », Carla Bruni qu’il fut le premier à cautionner comme auteur (« Si j’étais elle »), alors qu’elle n’était encore que topmodel sur « Jouez filons, sonnez crécelles », ou encore l’amie Sandrine Kiberlain sur « Danses-y ».

Plus inattendues sont les participations de Soprano, venant rappeler les débuts de Juju dans « Hair » avec « Laissons entrer le soleil », Philippe Katerine apportant sa candeur faussement ingénue à « Melissa », Vianney sur l’hymne « Femmes je vous aime », Florent Pagny mesurant sa puissance vocale parfaite sur « Ballade pour un fou » rappelant les plus belles heures de la collaboration du chanteur avec Roda-Gil et Vallet, ou encore Francis Cabrel promenant toute sa nonchalance sur « Souffrir pour toi n’est pas souffrir », née après sa séparation d’avec France Gall…

A noter enfin que Zaz et Christophe Maé viennent compléter ce casting de luxe et ce bel hommage bien mérité.  

Eric Chemouny

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