DA SILVA

« Au revoir chagrin »

(At(h)ome)

Chouette, Da Silva est de retour ! Non pas qu’il avait disparu des radars de la production musicale, mais le prolifique auteur compositeur interprète semblait avoir choisi les chemins de l’indépendance et de la liberté créative, depuis ses débuts en 2004.

Pour ce septième album, l’artiste au regard sombre, à la voix rocailleuse, et à l’énergie fiévreuse sur scène, a choisi de nous entrainer vers des contrées métissées nouvelles pour lui. Sans se départir d’une production Pop Rock ayant fait sa griffe sur des mélodies toujours imparables, c’est du côté de Tom Waits, de la musique orientale, du Reggae ou même de la valse musette, qu’il a cherché à se renouveler, dans un joyeux bric à brac musical, aussi spontané que possible, comme à la recherche d’une émotion originelle, comparable à « celle de la première cuite, du premier baiser ou du premier sentiment amoureux », d’après l’intéressé lui-même. Il cite encore celle éprouvée à 13 ans, à l’écoute d’un album de The Cure. « On m’a souvent raconté que cela se reproduisit mais je n’y crois pas ».

Loin de se décourager dans sa quête de l’impossible, comme apaisé et enfin délesté d’un pessimisme et d’une noirceur qui lui collaient à la peau, Da Silva a donc opté à l’instinct et sans réel souci de fil conducteur, pour des mélodies plus légères et des textes toujours simples, percutants et d’une grande poésie, tout entiers tournés vers la vie, la lumière et le bonheur.

A commencer par l’excellent « Au revoir chagrin », clin d’oeil à Françoise Sagan qui donne son titre à l’album, habillé d’une pochette hommage à la bande originale de « Five Days From Home » signée Bill Conti (un chat remplaçant le chien d’origine), ou encore « Loin », « 3 fois rien », « Le garçon », ou « Légère », autant de chansons qui promettent la découverte d’un autre Da Silva sur scène. A noter la présence discrète au générique de Sylvie Hoarau (Brigitte) et de Hakim Hamadouche, un proche de Rachid Taha.

Signalons aussi, qu’en parallèle de cet opus, l’artiste a signé un conte musical pour enfants (son autre passion puisqu’il en déjà publié 5), sur des illustrations de Sophie Bouxom, « Le petit nuage », aux éditions Actes Sud junior. De quoi réconcilier petits et grands fans, autour de la poésie de l’inclassable Da Silva…

NB : en tournée et en concert à la Maroquinerie à Paris, le 4 février 2020.

Eric Chemouny

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