MAXIME LE FORESTIER

de A à Z

C’est un des évènements discographiques de cet été 2019 : après 7 ans d’absence des studios, l’immense Maxime Le Forestier, 70 ans, est de retour, avec un nouvel album « Paraitre ou ne pas être », le 16ème en 50 ans de carrière, sur lequel il a notamment collaboré avec son fils Arthur : l’occasion était trop belle pour ne pas consacrer un portrait de A à Z à ce grand monsieur, une des dernières légendes vivantes de la chanson française !

A comme Arthur, 29 ans, son fils également chanteur qu’il a eu avec son épouse Fabienne. Il a un autre fils Philippe, 38 ans, né d’une précédente union avec Bettina, et aujourd’hui régisseur de cinéma,

B comme Brassens, Georges, son maître-à-chanter, dont il fait la première partie à Bobino en octobre 1972. Maxime est aujourd’hui reconnu comme un de ses plus grands interprètes : il lui dédie des albums et des tournées entières au cours de sa carrière, mettant entre parenthèses son propre répertoire : «Chante Brassens » (1974), « Petits bonheurs posthumes » (1996), « Le cahier récré » (1998), « Les cahiers 1 et 2 » (1998 et 2005), « chante Brassens intégrale » (2005)…  

C comme Clerc, Julien : les deux artistes sont amis et collaborent souvent au cours de leurs carrières respectives. Maxime signe notamment le texte de « J’ai eu 30 ans » et celui « Double enfance » pour Julien, lequel compose deux musiques sur l’album « Restons amants » de Maxime en 2008,

D comme Duos : s’il a de nombreuses occasions de chanter en duo au fil de sa carrière (avec Graeme Allwright, Geneviève Paris, Michel Rivard, Emmanuelle Béart, Camille…), c’est avec sa soeur Catherine qu’il commence sa carrière dans les années 60 au sein du duo Cat et Maxime. Ils chantent notamment des chansons de Georges Moustaki (« Le facteur », « La ballade de nulle part »…),

E comme Equitation, une de ses grandes passions depuis l’âge de 16 ans, discipline qu’il a pratiquée en région parisienne et au Portugal, auprès du grand Nuno Oliveira, et dont il reconnait que les enseignements lui ont été très utiles pour son travail de chanteur et notamment l’approche de la scène. Il chantera « Les chevaux rebelles » en 2000,

F comme « Fontenay-aux-Roses », un de ses grands succès, extrait de son premier album, écoulé à plus d’un million d’exemplaires et devenu emblématique de toute une génération contestataire et néo-hippie au début des années 70, 

G comme Guitare, son instrument de prédilection dont il s’accompagne sur scène (cf. l’album « Plutôt guitare » réalisé en 2002 par Jean-Félix Lalanne). Il dédie d’ailleurs une chanson « Avec une guitare » à son instrument à cordes, sur son nouvel album…

H comme « Hadopi (loi) » : avec Juliette Gréco, Pierre Arditi, ou encore Michel Piccoli, il signe le 4 mai 2009, une lettre ouverte à Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste, dénonçant la stratégie de gauche, bien que lui-même ouvertement socialiste, et appelant les députés à adopter la loi Hadopi, prenant ainsi farouchement position contre le piratage de la musique sur Internet,

I comme Idir : les deux chanteurs chantent ensemble « Tizi Ouzou » en 2013, avant de se retrouver sur l’album de duos du chanteur d’origine kabyle, pour une nouvelle version franco-orientale de « Né quelque part » (2017),

J comme « Jours meilleurs (les) », un de ses plus grands succès, figurant sur l’album du même nom (1983),

K comme Kriss, l’animatrice de France Inter, choisie par Apple pour réciter le manuel sonore d’initiation informatique au premier micro-ordinateur Macintosh, sur une musique composée par Maxime sur cet outil en 1984, à la demande du constructeur, 

L comme Lili, le surnom de sa maman, Geneviève, une française ayant épousé un Britannique d’origine normande. Elle a été traductrice pour des chaines britanniques de télévision, et a transmis à ses enfants le goût de la musique, et en particulier du violon,

M comme Maxime, son prénom d’artiste et d’emprunt alors qu’il est né le 10 février 1949 à Paris, sous le nom de Bruno Le Forestier,

N comme « Né quelque part », son tube en 1987, marquant son grand retour après des années de traversée du désert,

O comme Olympia, un de ses scènes parisiennes favorites, dans laquelle il enregistre plusieurs albums en public (« Olympia 1973 », « Olympia 2014 »…), privilégiant toujours les salles à taille humaine comme Bobino ou le Casino de Paris,

P comme Paradis, Vanessa : ils chantent ensemble « Chienne d’idée » sur l’album à succès « Passer ma route » (1995), 

Q comme Quichotte (Don) : la maison d’édition au sein de laquelle la journaliste Sophie Delassein publie « Né quelque part », une des biographies de l’artiste les plus complètes à ce jour,

R comme Reggiani, Serge : l’acteur-chanteur est un des premiers à croire en son talent en interprétant une de ses chansons en 1968, « Ballade pour un traitre ». Maxime reprendra « Votre fille à 20 ans » sur l’album hommage « Autour de Serge Reggiani » (2002), avant de lui rendre encore hommage en écrivant et interprétant  « Chanson grise » en 2009, une chanson destinée au beau Serge avant sa mort, 

S comme « San Francisco », un de ses plus grands tubes, un hymne pour toute une génération que la « maison bleue accrochée à la colline » a fait rêver… Pour lui rendre hommage, une équipe s’est d’ailleurs mise à sa recherche en été 2011 : située au 3841 de la 18th Street de Castro, ils la retrouvent mais peinte en verte. Les propriétaires acceptent de la faire repeindre en bleu, pour se conformer au mythe la chanson… Un documentaire sera consacré à cette belle histoire sur France 3 en septembre 2011. Un album « tribute », intitulé « La maison bleue » est d’ailleurs sorti reprenant, 40 ans plus tard, les chansons du premier album culte, avec Ayo, Daphné, La Grande Sophie, Calogero…

T comme Théâtre : il y démarre sa carrière artistique dans la pièce « Oh ! América » d’Antoine Bourseiller, mise en scène par l’auteur au théâtre du Gymnase à Paris. Il sera également acteur dans le film « La chaise vide » en 1975, dont il compose la musique. Il s’essaiera en 2004 à l’écriture d’une comédie musicale, mise en scène par Elie Chouraqui, « Spartacus, le gladiateur », mais le spectacle joué à l’automne au Palais des Sports de Paris sera un échec, 

U comme USA, il y séjourne pour la première fois en 1971, notamment à San Francisco, dans la fameuse « maison bleue », habitée alors par une communauté hippie, et les Etats Unis, seront ensuite régulièrement une source d’inspiration pour lui (cf. « Oncle Tom » en 2000),

V comme Victoires de la Musique : il sera récompensé en 1988 pour la chanson originale de l’année avec « Né quelque part », et en 1996 comme artiste masculin de l’année,

W comme World Music : c’est en croisant son inspiration plutôt traditionnelle Folk à la française, avec des sonorités issues de la World Music qu’il renoue avec le succès en 1988 sur des chansons comme « Ambalaba », reprise du chanteur de saga mauricien Claudio Veeraragoo, ou « Né quelque part »…

X comme comme « (classé) X » : le répertoire de Brassens offre à Le Forestier l’occasion d’aborder un répertoire de chansons grivoises, une des grandes sources d’inspiration de l’ami Georges, dont beaucoup ont été censurées à leur sortie, notamment celles du 6éme album du poète, intitulé « Le pornographe », reprenant un titre du livre de Rétif de la Bretonne consacré à la prostitution,

Y comme YouTube, la chaine regorge d’images d’archives et d’extraits d’émissions ou de concerts retraçant la carrière phénoménale du chanteur-auteur-compositeur,

Z comme Zazie, les deux artistes s’apprécient beaucoup et ont souvent l’occasion de se retrouver et de chanter ensemble, sur les projets « Sol en Si » et « Sol en Cirque » (au profit de l’association Solidarité Enfants Sida), ou lors de « lives » pour l’émission Taratata.

Réalisé par Eric Chemouny

photos : Maxime Le Forestier par Magda Lates (DR/ UM)

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