FNAC LIVE

La preuve par 9 !

Du 3 au 5 juillet dernier, Paris était à la fête sur le parvis de l’hôtel de Ville, à l’occasion du 9ème Fnac Live Festival : une réussite totale, tant en qualité et diversité de la programmation, qu’en termes de fréquentation. Près de 100.000 festivaliers enchantés d’assister à 28 concerts tous gratuits, répartis sur 3 soirées entre la scène extérieure et le grand salon intérieur, étaient la spectaculaire preuve vivante de ce succès !
Radio Elvis

Devenu un évènement incontournable de la vie culturelle parisienne, sinon le plus grand festival de musiques actuelles dans la ville-lumière, le FNAC Live fêtait déjà son 9ème anniversaire en ce début juillet ! Désormais programmé sur trois jours en semaine, afin de satisfaire les parisiens souvent avides de partir en week ends en haute saison, il n’a pour autant pas failli cette année à sa réputation de festival jouant la carte de la richesse musicale de la scène française, proposant comme toujours une programmation à la fois unique, audacieuse, populaire et fédératrice. Plus que jamais, c’était l’occasion pour les jeunes parisiens qui constituent l’essentiel du public, de connaitre de nouveaux talents, puisque 80% des artistes programmés n’avaient pas encore débuté leur carrière quand le festival est né en 2011.

Etienne de Crécy

Au rang des découvertes, on a pu ainsi découvrir sous le fameux label « Attention talents », estampillant les rayons de la fameuse enseigne, de jeunes artistes comme la délicate Léonie Pernet, le très talentueux Hervé, dont on ne dira jamais assez combien son EP à la frontière entre l’univers de Bashung et celui de Daft Punk est renversant, l’étonnante Silly Boy Blue puissant ses références dans le meilleur du Grunge des 90’s, le troublant Zen Youn Pavarotti, si jeune et pourtant déjà si fiévreux et torturé comme en attestent les tatouages sur son visage, sans oublier la spectaculaire Suzane, affichant déjà sur la grande scène, alors qu’on attend toujours son premier album, une maitrise et un professionnalisme acquis au prix d’une discipline et d’un travail acharné, qui devraient l’emmener très très loin…

A peine plus confirmés, on pouvait également apprécier l’univers aérien du rêveur Pop Flavien Berger, vibrer sur le Rock énergique de Pierre Guénard et son groupe Radio Elvis, venu jouer en Live l’essentiel de son bel album « Ces garçons-là » la Pop exaltée et jouissive de Thérapie Taxi, ou encore se laisser porter par le bel univers des garçons de Bon Entendeur et leurs remixes idéalisés de succès anciens au charme désuet : alors que Paris peinait à sortir de la période de canicule, leur version de la chanson « Le temps est bon » n’a jamais tant été de circonstances… Quant au show Disco Queer de Kiddy Smile, venu avec ses danseurs/ses tous vêtus de costumes colorés, kitsch et spectaculaires, autant dire qu’il était en totale harmonie avec les drapeaux arc-en-ciel fièrement arborés par le bâtiment de la mairie de Paris, ville de la diversité par excellence…

Au rang des artistes carrément établis, on retiendra la prestation toute en finesse et virtuosité du dandy helvète Stephan Eicher, venu présenter en soirée d’ouverture sous les ors du grand salon, les chansons de son nouvel album, conçu avec son complice historique Philippe Djian, à paraitre à la rentrée… Du grand Eicher en perspective ! Tout aussi élégant, et magnétique, Bertrand Belin y offrait le lendemain une version écourtée et simplifiée de son très beau concert de l’Olympia, après une ouverture assurée par Roni Alter et Blick Bassy.  Le troisième soir enfin, Canine, Johan Papaconstantino et Anna Calvi se partageaient le luxueux écrin tant convoité …

Mais le tiercé gagnant de cette édition restera sans conteste celui représenté tout d’abord par Aya Nakumara : la belle a quasiment provoqué une émeute sur le parvis avec sa tenue hyper sexy et ses poses suggestives au son de ses tubes « Copines » et « Djadja » devant des fans, essentiellement des ados, ayant enduré des heures d’attente aux filtrages de sécurité pour voir leur nouvelle idole. Vient ensuite Clara Luciani, éblouissante face au soleil parisien, venue offrir un show désormais parfaitement rodé, devant un public d’aficonados connaissant absolument toutes ses chansons au mot près, de « La grenade » à « Nue » ou son adaptation de « La baie » de Métronomy. Enfin, côté garçons, le grand gagnant aura incontestablement été son camarade de label, Eddy de Pretto, revenu sain et sauf de son marathon sur le ring de boxe spécialement installé pour lui à l’Elysée Montmartre, le temps d’un concert toujours aussi intense et puissant, brassant avec énergie les tubes de son premier album.

Après une telle réussite, couronnée par un taux de satisfaction proche de 100%, on peut d’ores et déjà parier que la mairie de Paris, associée à la Fnac, mettra les bouchées doubles pour la 10ème édition en juillet 2020… Plus que jamais, Paris est et restera Musique !

Eric Chemouny

crédit photos: Christophe Crenel / Sarah Baston (DR/ Fnac Live)

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