THIERRY AMIEL :

JE SUIS MUSIQUE sur le tournage de « Détends-toi »: histoire d’un clip à facettes …

Depuis le 12 avril dernier, Thierry Amiel est de retour sur les ondes avec « Détends-toi », un nouveau single sensuel, sexuel, sombre et déroutant, (cf. DISCORAMA #18) précurseur d’un album à paraître le 27 septembre, intitulé « Artefact » (Lire notre interview exclusive dans ce numéro). A retour attendu, clip très attendu : JE SUIS MUSIQUE a été l’unique invité de ce tournage pour un reportage exceptionnel : compte-rendu et premières photos totalement exclusives de ce nouveau clip qui s’annonce riche en surprises et qui sortira la semaine prochaine…

C’est l’effervescence dans cet appartement parisien dont perce la chaleur d’un été déjà très en avance. Pourtant malgré l’accablante température, tout le monde s’affaire comme dans une ruche pour enchaîner les milles et une idées mises en scène dans le nouveau clip de Thierry Amiel. Dans les couloirs étroits qui relient les pièces, la styliste croise le maquilleur et ses pinceaux, Darius le réalisateur détendu briefe Anthony, le cameraman alerte et sa steadycam, tandis que l’équipe technique bouscule meubles, lampes et objets pour donner vie à chacun des tableaux qui va se créer sous nos yeux.

Dans ce gentil bazar, c’est à peine si on a le temps de saluer peu après notre arrivée, Thierry Amiel qui file comme une étoile d’une pièce à une autre, entre deux prises, pour se changer, se coiffer, se faire pomponner pour enchaîner la prise suivante. Tout va très vite, pas une minute à perdre pour mettre en boite les images de « Détends-toi ».

Pourtant, le temps se suspend quelques instants quand Thierry arrive, nous met à l’aise, s’excuse de la vitesse de croisière de ce tournage bien prometteur. Ce qui frappe à sa rencontre, c’est l’éternelle jeunesse et la fraîcheur d’un garçon toujours aussi candide même si on le sent plus sûr de lui et de la route qu’il a choisi de se tracer. Ce qui frappe, c’est un extrême professionnalisme et un calme olympien, au milieu de tout ceux qui s’agitent pour lui, prenant la pause, le geste voulu, la patience d’attendre que les éléments se mettent en place, sans doute forgé par la sagesse de l’école Nouvelle Star, de l’aventure « Adam et Eve » et de 16 ans de carrière où il a pris son temps et qui le fait converger vers cet album « Artefact » qui lui ressemble, qu’il a voulu, muri, exigé (lire notre grande interview). On échange ainsi ensemble sur toutes ces étapes d’une vie mine de rien bien remplie, sur nos souvenirs d’un passé commun, sur ces expériences qui ne l’ont pas égratigné et qui l’arment aujourd’hui pour son retour.

Et tandis que nous discutons en début d’après midi léger, le maquilleur maquille, recoiffe, la styliste rectifie un pli, le réalisateur expose la scène suivante et une comédienne vient lui dire au revoir. C’est Marie, belle ingénue, elle est de celle que l’on remarque immédiatement, le vêtement léger, immaculé, elle illumine immédiatement la pièce. C’est elle, que Thierry Amiel a choisi pour les scènes en couple tournées pendant toute la matinée, une fille qui lui ressemble. Solaire, au charme immédiat et à la délicatesse naturelle.

Car cet après midi, nous ne le savons pas encore (d’ailleurs nous n’avons rien voulu savoir en arrivant pour garder les surprises), Thierry est seul face caméra pour assurer les nombreux personnages qu’il doit interpréter dont il va endosser des costumes totalement opposés les uns des autres et qui vont révéler, à coup sûr, l’artiste comme on ne l’a jamais vu encore. Ainsi, pendant plus de 4 heures, va s’enchaîner un défilé au modèle unique mais aux looks très variés. On vous dit tout ici…


Le premier look est probablement celui qui est le plus casual, et tel qu’on a toujours connu Thierry Amiel : trendy cool, dandy chic en chemise géométrique rouge et blanche, le pantalon retroussé, la mèche un peu rebelle, il chante face à la steadycam dans un déferlement de lumières colorées et stroboscopiques. On revoit immédiatement à travers cette tenue sobre et élégante, l’époque Nouvelle Star, et cette ascension qui l’emmène jusqu’en finale et qui marque les vrais débuts d’une carrière en liberté où le temps, la temporalité, n’ont plus d’importance.

Puis Thierry se change et revient en rocker Folk sixties avec un grand chapeau noir, que n’aurait pas renié un Bob Dylan fantasmé dans un objectif de Richard Avedon, dans une lumière brute et blanche des grands clichés du maître de la photographie en noir et blanc. Surprenant au début, Thierry nous familiarise vite avec cette attitude qui lui va finalement pas si mal, il joue avec une guitare électrique, choppe un micro (le casse mais bon, c’est Rock’n’roll attitude…), se roule par terre (à la demande de Darius, le réalisateur), remettant chaque geste paraissant « too much » à son exacte place, et dans ces instants exagérés, il a alors toute l’élégance de ce Folk Rock iconique.

Puis il tombe le chapeau, et devient en une seconde, le Swinging London singer follement chic et naturellement classe. Il pose sans être poseur, il EST le personnage qu’on veut qu’il soit sans difficulté. Il obtempère aux demandes du réalisateur qui le projette immédiatement dans une imagerie de première classe et tout passe ainsi sans difficulté et dans une bonne humeur néanmoins studieuse. On le projette alors dans une carrière cinématographique…

Puis Thierry disparaît à nouveau pour se transformer encore, tandis que toute l’équipe vient disposer une table, des dossiers, des feuilles… pour reconstituer le bureau d’un business man. Malgré la chaleur, il revient sans broncher, impassible, costume-cravate-chemise (mais baskets Adidas rouge ! dans une ambiance de lumières… roses) et reprend la pose, assis sur la table, il mime le playback de sa chanson, joue avec la caméra, il est investi. La scène se termine dans les fumigènes et sous une pluie de feuilles du bureau jetées en l’air qui volent dans toute la pièce, soufflées par un ventilateur.

Changement radical de tenue et changement de décor pour la suite (un fond marron délavé remplace le fond de papier blanc) après une rapide pause café, Thierry revient dans une tenue hyppie-hindoue là encore très très surprenante. S’il montrait un aspect très masculin dans les précédents tableaux, il déploie ici une légèreté de l’être presque féminine et androgyne, due à une tenue chargée de soies, de colliers, de dentelles et d’étoles. Encore une fois, malgré une première impression dubitative à son arrivée niveau stylisme, il faut avouer que le résultat sur l’écran de contrôle est bluffant.

Puis il retire l’attirail hippie qui révèle une chemise sombre et très classique. Dans le prolongement mystique de la scène précédente, il s’accroupit, face caméra pour une nouvelle scène qui se termine dans les fumigènes. Un peu, beaucoup, presque trop, tant et si bien qu’il disparaît dans la fumée blanche. Fin de scène. Et normalement fin de tournage qui a déjà débordé sur le timing initial.

Normalement. Car c’était sans compter l’improvisation créatrice de Darius et de son équipe qui déstructure le décor pour mettre en scène, sur le pouce, le chanteur devant des néons formant un « T » entouré de plaques de polystyrène noir (qui s’effondrent sur le chanteur mais « the show must go on »: Thierry, impassible continue de chanter. Pro.). Ce décor de fortune n’était au final pas là par hasard même s’il n’était pas prévu sur la feuille de route : il nous a permis de retrouver le Thierry Amiel que l’on a connu à ses débuts, comme une réminiscence de l’homme qui s’est métamorphosé sous nos yeux en un temps record mais qui au final redevient celui qu’on n’a jamais vraiment oublié.

Il est presque 21 heures, la chaleur frappe toujours Paris tandis que dans cet appartement parisien, tout le monde se détend enfin, s’offre un verre de clap de fin bien mérité même si un autre travail commence ensuite : la post production puisqu’on annonce des effets 3D et de réalité virtuelle, un mélange de ralentis et d’accélérés, puis le montage et l’assemblage de ce clip à facettes. Le temps défile pour offrir aux fans la sortie du clip avant les grandes vacances d’été.

Après plusieurs heures de concentration, d’un professionnalisme remarquable et de dévouement au réalisateur et à son scénario, on a envie de dire à notre tour à Thierry : « Détends-toi » maintenant… Et tandis que l’on s’apprête à partir, il nous retient encore un peu et reprend le temps de nous retrouver, de s’inquiéter de savoir si tout s’est bien passé, nous remercie, s’excuse pour le bazar. Nous échangeons une dernière fois sur son retour, sur son clip, et sur cet album déjà très très attendu dont nous reparlerons bien sûr à la rentrée.

Professionnel jusqu’au bout, Thierry est en train de mettre la touche finale à ce clip événement pour que celui-ci soit parfait. « Détends-toi » devait arriver cette semaine, patience encore, il arrive la semaine prochaine…

Gregory Guyot

Crédit photos exclusives : Gregory Guyot (DR / @I_am_Gregg / JSM)Partage autorisé sur réseaux sociaux avec mentions / reproduction et utilisation des photos interdites sans autorisation.


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