CHRISTOPHE

Un portrait de A à Z…

Véritable icône de la chanson française depuis presque 55 ans, star pudique et ultra-respectée par ses pairs, le mystérieux Christophe est de retour dans les bacs pour un album de duos (avec Jeanne Added, Julien Doré, Juliette Armanet, Eddy Mitchell…), intitulé « Christophe, etc », et proposé en deux volumes. Homme de scène, là où chacune de ses rares apparitions est un évènement très attendu, il sera également au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris, du 21 au 29 mai prochain. A l’occasion de cette double actualité, nous avons dressé le portrait du Dandy de A à Z…

A comme « Aline », son premier tube en 1965, après « Reviens Sophie », paru en 1963 et passé inaperçu. Numéro 1 en France, et dans plusieurs pays d’Europe, le disque se vend à plus d’1 million d’exemplaires.  La chanson ressort en 45 tours en 1980 sous sa pochette d’origine, et il s’en écoule à nouveau 1 million d’exemplaires. Elle sera revisitée par Julien Doré sur scène, témoignage d une admiration et d’une réelle amitié entre les deux artistes.

B comme Bevilacqua, son véritable nom, qui donne son titre à l’album du retour en 1996. Il y chante en duo avec son idole Alan Vega qu’il retrouvera sur l’album « Les vestiges du chaos » (2016).

C comme Collectionneur : Christophe collectionne les Juke-Boxes, les disques collectors et les grands films, au point qu’ Henri Langlois, ex-célèbre directeur de la Cinémathèque française lui a confié une copie de « La Strada » de Fédérico Fellini.

D comme Dandy : une étiquette qui lui colle à la peau depuis les années 70, alors qu’il soigne son image de Crooner en se laissant pousser la moustache et les cheveux, au point que le journaliste Christian Eudeline a intitulé sa biographie « Portrait du dernier Dandy », en 2014.

E comme « Enzo » : grand amateur de courses automobiles et de voitures de sports, il voue un culte à Enzo Ferrari, et lui dédie une de ses plus belles chansons en 1996, du prénom de l’illustre pilote et industriel italien.

F comme « Faim dans le monde » : artiste engagé, on le voit souvent sur les plateaux TV dans les années 80 s’exprimer pour sensibiliser l’opinion à la gravité de ce fléau.

G comme Georges, le prénom de son papa, qui tient une entreprise d’installation de chauffage central, avant de s’orienter vers la vente d’électroménager, alors que sa maman est couturière.

H comme « Hollywood », le duo qu’il interprète avec Brigitte Fontaine sur l’album de celle-ci, « L’un n’empêche pas l’autre » (2011)

I comme Italie, le pays de ses ancêtres, comme l’indique son patronyme. Originaire du Frioul, son arrière grand-père Baptiste Bevilacqua vint s’installer en France en 1891, en qualité de maçon, pour travailler dans l’entreprise familiale.

J comme Juvisy sur Orge, son lieu de naissance le 13 octobre 1945. Il y donne un concert mémorable le 18 juin 2011, pendant trois heures et demi, devant 3000 personnes. 

K comme Kan, Alain, chanteur disparu à la courte carrière, le frère de son épouse Véronique rencontrée en 1971, avec laquelle il a une fille Lucie. Il collabore avec lui en 1980 sur « Pas vu, pas pris ». La chanson sera reprise par la chanteuse Coryne Charby pour laquelle il signe le succès « Boule de flipper » dans les années 80.

L comme Loane, la jeune chanteuse avec laquelle il chante en duo « Boby », et « L’impossible abîme » sur le deuxième album « Le lendemain » de celle-ci en 2011.

M comme « Mots bleus (les) », un de ses plus grands succès, sinon le plus grand, une magnifique chanson qui donne son nom à un album en 1975  et plus tard à un film d’Alain Corneau en 2004. Le tube confirme sa collaboration fructueuse avec Jean-Michel Jarre, rencontré grâce à son producteur Francis Dreyfus, sur l’album précédent « Les paradis perdus ». Il aura l’occasion de chanter la chanson avec Alain Bashung (qui en propose également une version originale) à l’Elysée Montmartre en 2004, tandis que Thierry Amiel, Julien Doré, ou plus récemment les Kids United la reprennent également à leur répertoire. Il retrouvera Jarre en 2016 à l’occasion de l’album « Electronica 2 : The Heart of Noise » pour le titre « Walking The Mile ».

N comme Noctambule, les journalistes et gens du métier le savent depuis longtemps, c’est la nuit que Christophe est dans son élément, et c’est à ce moment qu’il donne souvent ses rendez-vous dans des bars d’hôtels, fidèle à sa légende.

O comme Obispo, Pascal : grand admirateur de Christophe, le chanteur rennais l’a invité sur son dernier album le temps d’un duo, « Poète Maudit» (2018)

P comme « Paradis perdus (les) » : un de ses albums cultes, avec la chanson du même titre, utilisée comme la chanson phare du film « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli en 2006, dans lequel il fait une courte apparition comme acteur. En mars 2013, il publie également un album « Paradis retrouvés », composé de morceaux inédits.

Q comme « Quepa sur la Vilni (le) ! », le titre du moyen métrage expérimental de Yann Le Quellec, avec aussi Bernard Menez, dans lequel Christophe incarne le maire de Noère en 2014.

R comme Rock’n’Roll : après avoir aimé Edith Piaf, Gilbert Bécaud et Georges Brassens, le jeune Christophe se prend de passion pour Elvis Presley dès la fin des années 50, et pour le Rock des pionniers du label Sun. Un de ses succès s’intitule « Rock Monsieur » (1972). Figure singulière et unique du paysage musical, son mode de vie et sa soif de liberté artistique lui confèrent plus que jamais l’image d’un Rockeur respecté, après avoir été successivement catalogué Yéyé et chanteur de variété, tendance Latin Lover.

S comme Seigner, Emmanuelle : l’actrice-chanteuse, épouse de Roman Polanski, est une amie du chanteur, à laquelle il dédie la chanson « La Man », sur son album, « Comme si la Terre penchait » (2001), produit par Philippe Paradis. 

T comme « Tourne-coeur (le) » : une de ses plus belles chansons, figurant sur l’album « Bevilacqua » (1996), longtemps resté introuvable et réédité en CD en 2011.

U comme « Un dans l’autre (l’) » : la chanson qui figure sur l’album « Arkhangelsk » (2007) du trompettiste Erik Truffaz, dont Christophe a aussi écrit les paroles, témoignant de son éclectisme et sa fidélité en amitié.

V comme Victoires de la Musique : très aimé de la profession comme du public, il est récompensé en 2003 de celle du spectacle musical pour son concert à l’Olympia. 

W comme Www.christophe-lesite.com : le très beau site internet de l’artiste, bien connu de ses nombreux fans.

X comme « cinéma X » : Christophe compose et interprète en 2014 la bande originale du film (non pornographique) « Fils de… » de HPG, acteur et réalisateur ayant fait ses débuts dans le cinéma X. Il fait aussi une apparition dans le film, témoignant de son ouverture d’esprit et son absence de préjugés.

Y comme Yéyé : longtemps associé à ce mouvement musical avec Johnny, Sylvie, Françoise etc, au point de figurer sur la fameuse « photo du siècle » réalisée par Jean-Marie Périer pour Salut Les Copains en avril 1966. S’il affiche déjà  une désinvolture et un style différent, il s’en démarque rapidement par des choix artistiques audacieux et personnels.

Z comme Zeller, Florian : le romancier et dramaturge à succès a collaboré à l’album « Aimer ce que nous sommes » en 2008

réalisé par Eric CHEMOUNY

crédit photos: en studio : Lucie Bevillacqua (DR) / avec Nuski & Vaati : Boby Allin (DR)


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