BENJAMIN BIOLAY

Un portrait de A à Z

Alors qu’il vient de co-signer avec Dany Synthé la musique du film « All Inclusive » de Fabien Onteniente, et qu’il sera de retour avec Melvil Poupaud à l’Olympia les 19 et 20 février 2019 pour clôturer la tournée de leur spectacle protéiforme « Songbook », superbe hommage au répertoire hexagonal et dont a été issu un très beau double vinyle, nous avons choisi de dresser le portrait de l’ami Benjamin Biolay de A jusqu’à Z : l’occasion de revisiter en pointillé le parfait itinéraire de l’enfant gâté de la chanson française, infiniment riche en succès et en collaborations…

A comme Argentine, sa terre d’élection où il passe plusieurs mois par an, notamment à Buenos Aires, et dont il s’est nourri musicalement, sur ses derniers albums studios « Palermo Hollywood » (2016) et le deuxième volet de ce diptyque, « Volver » (2017). 

B comme « Brandt Rhapsodie », sa chanson en duo avec Jeanne Cherhal, issue de l’album « La superbe » (2009) construite sur un échange de courts messages comme des post-it sur un frigo (Brandt). Le titre renouvelle dans sa forme ultra contemporaine la chanson sur le thème de la rencontre, du couple et de sa séparation.

C comme Clément, Coralie, sa petite sœur, également chanteuse, qui enregistre trois albums sur lesquels il est crédité : « Salle des pas perdus » (2001), « Bye Bye Beauté » (2005), « Toystore » (2008)

D comme « Douleur (la) » : sa dernière apparition au cinéma à ce jour, dans le très beau film d’Emmanuel Finkiel en 2017, aux côtés de Mélanie Thierry, dans le rôle de Marguerite Duras. Benjamin Biolay, acteur c’est aussi et entre autres, une nomination aux Cesar en 2009 pour son second rôle dans « Stella ».

E comme EMI, sa première maison de disques, où il signe en 1996, et publie ses premiers singles : « La révolution » (1997) et « Le jour viendra » (1998), restés confidentiels.

F comme Frégé, Elodie, la jeune chanteuse issue de la Star Academy, s’émancipe du radio-crochet avec Benjamin Biolay pour acquérir grâce à lui une certaine crédibilité: il réalise son deuxième album « Le jeu des 7 erreurs » (2006) dont il signe la moitié des textes et musiques et chante avec elles le single titre.

G comme Gainsbourg, Serge : inévitablement comparé à l’auteur-compositeur-interprète de légende pour son style musical, ses allures de dandy, sa productivité et sa capacité à jouer les Pygmalion au service d’autres interprètes (Isabelle Boulay, Vanessa Paradis, Valérie Lagrange, etc), il aura l’occasion de travailler avec Lulu et Bambou en 2001. En 2003 et il reprend « La noyée » sur la tournée « Songbook ».

H comme « Home » (2004), le nom de l’album à deux têtes et en forme de road-movie qu’il enregistre avec Chiara Mastroianni, et dont on espère toujours une suite. 13 chansons dont « La ballade du mois de juin » et 2 inédites et rares disponibles sur le format Super Audio CD : « Chanson de la pluie » et « A la longue ».

I comme Interprète. Après avoir surtout été reconnu comme auteur compositeur producteur, accessoirement critiqué à ses débuts pour sa voix confidentielle et sa nonchalance gainsbourienne, il est sacré interprète masculin de l’année par les Victoires de la Musique en 2010. Cette même année il reçoit aussi la Victoire de l’album de l’année pour son double album, « La Superbe ».

J comme « Jardin d’hiver », son plus gros tube à ce jour, co-signé avec Keren Ann, et figurant sur l’album millionnaire d’Henri Salvador , « Chambre avec vue », sur lequel il co-signe 4 chansons. Devenu un standard de la chanson française, elle a fait l’objet de multiples reprises, notamment par Stacey Kent, Pauline Croze, et la star espagnole Luz Casal.  Benjamin lui fait également une belle place dans la setlist de « Songbook », sur scène et sur l’album.

K comme Kennedy, Rose, le personnage historico-politique qui inspire (librement) son premier album très remarqué et lui donne son titre, « Rose Kennedy », en mai 2001 dont est extrait notamment « Les cerfs volants », qu’il interprète sur « Songbook ». Cet album lui vaut en 2002, la Victoire de l’album révélation de l’année.

L comme Lagrange, Valérie : il signe en 2003, le retour discographique de l’actrice-chanteuse, après 20 ans d’absence, avec « Fleuve Congo » dont il avouera être l’une de ses chansons préférées. Sur cet album majestueux, il écrit aussi « Idées reçues » et, fait rare, chante en duo avec elle « La chanson de Tessa », un titre qu’il n’a pas écrit. C’est Valérie Lagrange qui l’avait composée avec son compagnon de l’époque, l’acteur Jean Pierre Khalfon.

M comme Mastroianni, Chiara, son épouse de 2002 à 2005, et maman de sa fille Anna. L’actrice chanteuse, fille du grand Marcello et de Catherine Deneuve, assure les choeurs sur l’album « Négatif » (2003), avant d’enregistrer l’album de duos « Home » (2004) et de continuer de participer à ses albums comme ce « Ressources Humaines » (« Palermo Hollywood », 2016) glaçant et guilleret, ou « Encore Encore » (« Volver », 2017). Restés amis en dépit de leur séparation, elle le rejoint sur scène très régulièrement comme lors de la tournée « Songbook », notamment aux Folies Bergère à Paris.

N comme Nouvelle Star : contre toute attente, il accepte d’être le juré de la treizième saison du télé-crochet en 2017, il est l’homme fort en punchline comme lorsqu’il lance à un candidat malchanceux : « Le pays n’est pas prêt« …

O comme Obispo, Pascal : longtemps considérés par les médias comme deux concurrents auteurs-compositeurs producteurs, que la chanson française s’arrache, ils scellent leur amitié en enregistrant le duo « Toxicomanes » sur le dixième album éponyme d’Obispo.

P comme Paradis, Vanessa, son ex-compagne. Il produit son album « Love Songs » (2013), dont il écrit et compose 8 titres, dont le duo « Les roses roses » et l’inédit « Pas besoin de permis » qu’il interprète sur scène avec elle sur la tournée de la chanteuse qu’il accompagne du 12 octobre au 19 décembre 2013, puis du 10 juin au 28 juillet 2014, en tant que musicien. Sur la tournée « Songbook » (et aussi sur l’album), il rend hommage à « Love Songs » en reprenant le titre « Station Quatre Septembre ».

Q comme « Qu’est-ce que ça peut faire ? », une chanson issue de l’album « Trash Yéyé » (2007), illustrée par un très beau clip aux allures de court-métrage Western avec la participation de l’actrice Julie Gayet.

R comme « Roma (amor) », un titre original et malicieux  issu de l’album « Volver » (2017), qui renouvelle son style musical et rencontre toujours un joli succès sur scène.

S comme Shelby, le groupe qu’il forme avec Karen Brunon et Keren Ann, en 1999, et qui connait un certain succès avec le titre « 1+1 »

T comme Trenet, Charles : grand admirateur du « fou chantant », il lui consacre un album de 13 reprises en 2015, avec les musiciens Denis Benarrosh et Nicolas Fiszman, qu’il défendra sur la scène des Folies Bergère.

U comme UNAC, l’union nationale des auteurs compositeurs le consacre en 2007 en récompensant la chanson « La ceinture » écrite pour Elodie Frégé.

V comme Villefranche-sur-Saône, la ville de sa naissance, le 20 janvier 1973. Il partira ensuite pour Lyon, où il suivra les classes musicales du Lycée Saint-Exupéry et rendra hommage à l’autre ville de sa jeunesse avec la chanson « Lyon Presque’Ile » (« La superbe », 2009).

W comme Weber, Bruce, qui assure le shooting de son cinquième album « Trash Yéyé ». Benjamin Biolay le découvre au travers du documentaire sur Chet Baker, « Let’s Get Lost » que le célèbre photographe avait réalisé en 1988. Le photographe le repère en photo dans le New York Times, alors qu’il cherche un modèle pour une série sur les jumeaux cosmiques avec Benicio Del Toro. Le projet n’a finalement pas abouti, mais Bruce et Benjamin sont, depuis, restés très amis.

X comme « plainte contre X » : soucieux de protéger sa vie privée et son image, le chanteur n’hésite pas à porter plainte contre X sur Twitter, notamment lorsqu’une rumeur lui prête une vague liaison infondée avec une chanteuse connue.

Y comme Yared, Gabriel : BB écrit sur les musiques du grand compositeur, trois chansons interprétées par Coralie Clément, sur la bande originale du film « L’idole » (2003) : « Le rêve de Sarah », « Lullaby », « Dorénavant ».

Z comme Zeidel, Keren Ann, plus connue sous le nom de Keren Ann, sa première complice avec laquelle il forme un tandem musical, responsable notamment du retour en grâce d’Henri Salvador et du plus grand de leurs succès, « Jardin d’Hiver », qu’ils reprennent chacun de leur côté.

Réalisé par Eric Chemouny

crédit photos: Mathias Augustiniak (DR / Barclay / UM) / Ignacio Colo (DR / Barclay / UM) / live avec Chiara et Vanessa : Gregory Guyot (DR / IG: @I_am_Gregg / JSM)

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