DISCORAMA

Promenons-nous dans les bacs…

édition JSM#9 . 28.04.18.


DISCORAMA, c’est notre panorama des sorties des albums , des EP, des singles, des coffrets et des rééditions du moment … Il y en a pour tous les sons ! Et ce mois-ci, nous sommes gâtés par de grands retours : celui de Françoise Hardy, celui de Marc Lavoine, deux immenses artistes dont nous reparlerons plus longuement dans un prochain numéro, mais aussi ceux plus discrets d’Alexandre Varlet et de Barcella, les surprises du mois signées Chevalrex, Blondino et Corine, et trois beaux coffrets consacrés à trois légendes de la chanson française : Léo Ferré, Alain Bashung et Georges Moustaki. Eddy Mitchell et Etienne Daho complètent notre tour d’horizon musical. Bonne écoute et belles découvertes… C’est parti…


JSM 9 je suis Musique Discorama francoise hardy

FRANCOISE HARDY

« Personne d’autre »

C’est l’album que l’on n’attendait plus ! Six ans après l’excellent « l’amour fou », et un livre « Un cadeau du ciel » évoquant sa résurrection après de graves problèmes de santé, retrouver la Françoise Hardy chanteuse relève du miracle. Icône absolue de la chanson française depuis les 60’s, que même nos amis britanniques nous envient, réputée pour son franc-parler et l’exigence artistique qui l’a conduite à mener sa carrière (discographique uniquement, puisqu’elle a abandonné très tôt l’idée de faire de la scène) en dehors des modes et des sentiers battus, la grande Françoise est sortie de sa tour d’ivoire pour nous livrer un des meilleurs albums de ces dernières années, sinon le meilleur entre tous. Illustré d’un magnifique portrait à son image, tout en jeu d’ombres et de lumières, il compte 12 titres de toute beauté, dont « Le large », excellent premier extrait signé La Grande Sophie et clippé par François Ozon, ne donne d’un petit aperçu de la richesse et de la profondeur. Entourée également des compositeurs Erick Benzi, Amandine Maissiat, Pascale Daniel, et du fidèle Thierry Stremler, elle s’est attelée à nous livrer des textes ultra ciselés, dont elle a le secret et qui font sa griffe, à la fois simples, poétiques, émouvants et mélancoliques, construits autour de ses thèmes de prédilection qu’elle n’a de cesse de développer encore et encore pour notre plaisir : les histoires d’amour plus ou moins désaccordées, les regrets, le temps qui passe, la mort, la douleur  à communiquer et à exister tout court… Au terme de l’écoute de ce chef d’oeuvre absolu, difficile de ne pas lire entre les lignes quelques messages adressés à celui qui restera l’homme de sa vie, et la source d’inspiration de la quasi totalité de son impeccable discographie : « Personne d’autre », « Train spécial », « Quel dommage », tandis que le sublime « Dors mon ange », point de départ de l’album et adapté d’après les motifs de l’oeuvre originale « Sleep » du groupe finlandais Poet of The Fall, pourrait être destiné à son fils Thomas, tant la star secrète s’y dévoile protectrice et maternelle. Entre autres petits bijoux, difficile de résister également à « You’re My Home », signé paroles et musique par Yaël Naïm et David Donatien, et à sa reprise très personnelle de « Seras-tu là », de Michel Berger, l’homme qui lui offrit l’occasion de revenir au premier plan avec le standard « Message personnel », après des années difficiles, pour ne plus jamais s’éclipser…

Eric Chemouny


JSM 9 je suis Musique Discorama marc lavoine

MARC LAVOINE

« Je reviens à toi »

Ces derniers temps, on avait surtout vu Marc Lavoine comme jeune romancier avec un premier essai couvert d’éloges (« L’homme qui ment », hommage à son père, dont une adaptation cinématographique est envisagée), mais également comme comédien à succès au cinéma (actuellement dans « Love addict » avec Kev Adams) et dans des séries télévisées. Faisant suite au très beau conte musical « Les souliers rouges », avec Coeur de Pirate et Arthur H., dont on regrette encore qu’il n’ait pas donné lieu à un spectacle, succédant au très bel album « Je descends du singe » (2012) ayant hélas rencontré un demi-succès, le séducteur revient, au meilleur de sa forme, à ce qu’il sait faire de mieux finalement : de la chanson populaire, élégante et sentimentale. Renouant avec le compositeur Fabrice Aboulker, l’homme des premiers succès, déjà retrouvé sur «Les souliers rouges »), le chanteur aux yeux revolver et à la voix de rocaille se met ici à nu, le temps de 11 titres d’une évidence mélodique remarquable, sur des textes simples et poétiques, à la fois pudiques et terriblement personnels, nés de sa plume d’homme blessé et d’éternel amoureux. D’ailleurs, pour preuve de cette sincérité, aucune pochette de ses précédents albums ne l’avait montré de façon aussi frontale, directe et sans fards. Une fois passé l’original titre d’ouverture sur le mode du parlé-chanté et au titre malicieux (« 45 tours »), c’est le Marc Lavoine de toujours que l’on retrouve, le chanteur de charme qui murmure à l’oreille de ses fans, des chansons tendres et sentimentales d’homme fragile, que le temps bonifie tout autant qu’il le lézarde de doutes et d’incertitudes : « Elle est beau comme Rimbaud », « Comme je t’aime », « Je reviens à toi », ou « Seul définitivement » sont, à ce titre, des déclarations renversantes. Homme de duos par excellence, il renouvelle ici l’exercice qu’il affectionne particulièrement depuis ses débuts, sur « Le temps perdu » avec son fils Roman et « Un chagrin n’arrive jamais seul (Alléluia) » avec Benjamin Biolay. Un retour réussi !

Eric Chemouny


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EDDY MITCHELL

«La même tribu – volume 2 »

Sur la lancée du succès du premier volet des reprises de ses tubes en duo, Monsieur Eddy nous propose un opus 2 sur le même concept, en binôme ici avec des artistes qu’il a adoptés comme étant de sa famille de coeur, sa tribu en quelque sorte. Toujours illustré par la star de la BD Ralph Meyer, il a choisi de rassembler des interprètes amis, toutes générations confondues, avec lesquels l’association est parfois inattendue, mais toujours réussie. Au rang des belles rencontres de ce volume 2, qui n’a rien à envier à son aîné : « Pas de Boogie Woogie » avec Calogero, « Couleur menthe à l’eau » avec Juliette Armanet, « Il ne rentre pas ce soir » avec Maxime Le Forestier, « Rio Grande » avec Laurent Voulzy, « Je chante pour ceux qui ont le Blues » avec Michel Jonasz, « Le cimetière des éléphants » avec Véronique Sanson, « L’esprit grande prairie » avec Pascal Obispo, « Tu peux préparer le café noir » avec William Sheller, ou encore « La dernière séance » avec la comédienne Cécile de France. Féfé, Arno, Grégory Porter, Laurent Gerra, Héléna Noguerra, Thomas Dutronc viennent compléter ce joli casting. Quant à la chanson générique « La même tribu » qui clôture cet album dans une nouvelle version collective, elle est l’occasion de réentendre à ses côtés Alain Souchon, Julien Clerc, Renaud, Christophe, Brigitte, mais aussi et surtout son complice de toujours, Johnny Hallyday, dont on se demande dans les circonstances actuelles s’il aura droit à son volume 2 de « Quelque chose de Johnny »… Rien n’est moins certain hélas.

Eric Chemouny


JSM 9 je suis Musique Discorama barcella

BARCELLA

« Soleil »

Barcella, on l’aime depuis longtemps, en tout cas depuis son tout premier album « La boîte à musiques » en 2010 ! Artiste naturellement sympathique et atypique, à la fois auteur, poète, compositeur, conteur, slameur (champion de France de Slam en 2007), danseur, et enfin chanteur, c’est sur scène que l’homme-orchestre prend toute sa dimension et donne le meilleur de son talent proteïforme. Virtuose et inventif, c’est là qui déploie toute son énergie, son amour du public et son irrépressible envie d’emmener petits et grands en voyage dans son Barnum où se croisent des personnages plus pittoresques les uns que les autres, nous promenant du rire aux larmes avec une tendresse, un humour et une fantaisie qui n’appartiennent qu’à lui. Pour autant, on ne va pas bouder son plaisir à l’écoute de ce quatrième opus, « Soleil », qui n’a rien à envier à ses aînés, tant on y retrouve les ingrédients qui font le charme et le talent de Barcella : de l’enthousiasme à revendre, une voix amie aux accents enfantins, des trésors d’émotion savamment dosés sur des textes bien ficelés et toujours malicieusement développés, et enfin des refrains savamment troussés et entêtants qui ne demandent qu’à prendre vie sur scène. A ce titre, « Passe-passe », « Les chevaux sauvages », « Le silence est d’or », « Tatiana », « Je lève mon vers » (en duo avec Michaël Grégorio) ou encore l’amusant « Les gros mots » avec Aldebert ne sont que des échantillons de la large palette de ses talents.

Eric Chemouny


alexandre varlet - Je suis Musique

ALEXANDRE VARLET

« Soulage »

20 ans se sont écoulés depuis le premier opus d’Alexandre Varlet « Naïf comme le couteau », un premier album magnifique qui laissait présager d’un bel avenir discographique et d’une reconnaissance croissante auprès d’un plus grand public. Des problèmes avec la maison de disque de l’époque ainsi que la suivante (BMG pour « Dragueuse de fond »), ne lui auront sans doute pas permis de bénéficier d’une diffusion médiatique à la hauteur de son talent, mais Alexandre continue néanmoins périodiquement de distiller ses albums teintés de Neo-folk. Ce style que l’on trouve le plus souvent chanté en langue anglaise s’exprime chez lui en français lui donnant une originalité bien singulière. Sa voix grave, son jeu de guitare complexe et limpide en font un artiste au style qui s’est affirmé depuis bien longtemps. Acoquiné avec « Les disques du septième ciel » depuis son album éponyme en 2013, « Soulage » ne déroge pas à la règle  S’agirait-il d’un hommage à Pierre Soulages et de son utilisation des reflets de la couleur noire qu’il nomme « Noir lumière ou « Outre noir », il est permis de le croire : la facture artisanale de l’album, la guitare formant souvent le terreau de chansons habillées parfois par des rythmes électros, de quelques nappes de synthés, et bien entendu de cette voix si particulière, hypnotique, quasi méditative… La musique d’Alexandre rend magnifiquement hommage à l’univers du peintre, on alterne entre des moments sombres et d’autres plus lumineux, des titres créant l’impression de nous situer entre songe et réalité (Au cœur des ténèbres, Hippocampe, Nightclubbing, Que la nuit s’étire à jamais). L’utilisation des silences met en relief la poésie des textes. Des moments également ou le rythme se fait plus présents (Je suis pas une lumière). De par ses introspections, ses douces mélancolies, ses couleurs claires-obscures, « Soulage » soulage nos âmes.

Guillaume Wessels


JSM 9 je suis Musique Discorama chevalrex

CHEVALREX

« Anti Slogan »

On dit souvent qu’une bonne chanson tient parfaitement la route avec un habillage simple comme un piano ou une guitare acoustique. Alors lorsqu’elle est magnifiée par des arrangements fins et élégants, le pari est gagné ! Chevalrex est un habitué de cette alchimie, et son troisième album ne déroge pas à la règle. Derrière le nom Chevalrex, Rémi Poncet est un artiste multi facettes (tour à tour ingénieur du son, graphiste, directeur de label…et bien sûr musicien émérite). Expression de son talent d’arrangeur évident, on retrouve au fil des titres des cuivres, des guitares, des synthés vintages, bref un magnifique arc-en-ciel sonique. Sa solide culture pop anglaise (et de ses modèles comme Dominique A) transpirent au long de titres magnifiquement habillés d’arrangements ingénieux, à plusieurs couches que l’on se prend à tenter de découvrir à chaque nouvelle écoute, comme nous irions scruter chaque détail d’un tableau après en avoir apprécié la beauté générale pour en saisir toutes les nuances qui en font ce « tout » si réussi. Dès le premier titre « Face aux mouvements du cœur #1 » nous sommes transportés par les cordes, les chœurs que l’on aurait pu retrouver dans le meilleur de « Belle and Sebastian » (dont on semble capter l’influence dans d’autres titres également comme « Bonjour c’est moi »). Les textes sont souvent poétiques, ésotériques parfois, des histoires douces-amères, de couple, de famille, d’ailleurs … Le reste de l’album confirmera cette réussite au long de ces chansons Pop et élégantes.

Guillaume Wessels


JSM 9 je suis Musique Discorama blondino

BLONDINO

EP « Loveless »

Après un premier album inclassable l’an dernier, ayant connu un joli succès critique (« Jamais sans la nuit »), la diaphane et délicate Blondino revient avec un EP digital, proposé avec un visuel de toute beauté, qui ne fait que nous faire regretter plus encore l’absence de support physique. Au programme, 5 titres aux relents hypnotiques d’une grande richesse, sertis d’arrangements très subtils et voluptueux, chantés d’une voix cristalline qui finit par se faire envoûtante : « La bouche pleine de peur », « Loveless », « Babel », « Nouveau départ », et la reprise très personnelle et originale des « Filles d’aujourd’hui », empruntée à la trop rare Brigitte Fontaine. A la fois forte et fragile, Blondino est de cette génération de filles (Juliette Armanet, Clara Luciani, Fishbach…) qui dépoussièrent la chanson française au féminin et lui donnent de nouvelles lettres de noblesse… D’ailleurs, avec ses textes sombres, empreints d’une poésie surréaliste comme autant d’appels au rêve et à l’abandon, il n’est pas interdit de voir en Tiphaine (son vrai prénom), une digne héritière de Bashung, mais en robe du soir…

Eric Chemouny


JSM 9 je suis Musique Discorama corine

CORINE

EP « Fille de ta région volume 2 »

C’est la « it girl » la plus Glam du moment, celle que toutes les soirées parisiennes, les marques de mode les plus pointues et les magazines branchés s’arrachent ! Après un premier EP très prometteur, Corine Fille de ta Région, poursuit son projet artistique global avec un nouvel EP au parfum des beaux jours : accompagnée d’un clip acidulé qui renvoie au meilleur des années 80 et aux premiers video-clips, « Il fait chaud » est la chanson addictive par excellence. Faussement naïve et terriblement charmeuse, la chanteuse  au look ultra sexy, de la blonde crinière permanentée façon « Drôles de dames » aux escarpins à paillettes, en passant par les ongles laqués flashy et le fuseau ultra-moulant, fait encore – au delà de sa parfaite panoplie d’égérie gay – des étincelles avec cet extrait aux accents suaves. Mais les 5 autres titres de cet EP  arrangés avec Marc Collin (l’homme du projet « Nouvelle Vague », le DJ producteur Dorian Fiszel, et elle-même), ne sont pas en reste question flamboyance groovy et sensualité lascive : « Epopée solaire » avec Juliette Armanet (qui signe le brillant morceau), « Pourquoi pourquoi », « Pluie fine », « Cocktail » et « Perché perché » (version italienne de « Pourquoi pourquoi » qui pourrait bien rafler la mise) contribuent à préciser un style résolument inclassable dans le paysage musical actuel. On ne peut que se réjouir de cette contribution à l’explosion des idées reçues et de cette prise de pouvoir Girly, par une fille aussi belle et talentueuse que Corine, n’ayant que le plaisir et la liberté pour seuls objectifs  : les clubbers de l’été 2018 n’attendent plus qu’elle…

Eric Chemouny


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ETIENNE DAHO

45 Tours « Le jardin »

Après « Les flocons de l’été », Etienne Daho a choisi d’extraire « Le jardin », chanson éthérée dédiée à sa soeur disparue, pour nouvel extrait de son album « Blitz ». Artiste star du label, il se voit le privilège de voir le titre sorti en EP 3 versions, mais surtout en 45 tours vinyle collector, comprenant « Les baisers rouges » en face B. La pochette a été réalisée par le peintre post-moderniste Duggie Fields, à partir d’une photo d’ED prise chez Syd Barrett, auquel il voue une admiration sans limites. On y aperçoit des images et figures symboliques pour les deux artistes : la ville de Londres, mais aussi Brigitte Bardot, George Dyer, Maryline Monroe, Duggie Fields, The Suprêmes, Syd Barrett et quelques nonnes en liberté… L’occasion de relire notre interview exclusive du chanteur dans notre dernier numéro, JSM n°8.

Eric Chemouny


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GEORGES MOUSTAKI

« 5ème anniversaire » (coffret 4 CD)

Le 3 mai prochain, on célébrera le 5ème anniversaire de la disparition de Georges Moustaki. A cette occasion, sa maison de disques Philips Universal publie un coffret 4CD en tirage limité comprenant : « Le métèque » (CD1, album version originale, inclus « Ma solitude », « Le temps de vivre »…), un recueil d’archives inédites (CD2 :  des essais inédits en vue e sa signature chez Philips datant de 1957, « Fleur de méninge » en duo avec Barbara, chez elle en 1962, « La dame brune » avec Barbara, « Bébé requin » en version inédite de 1968, plusieurs reprises de M. Theodorakis de 1970…), « Bobino 1970 » (CD3 : l’album Live, en version originale), « Bobino 1970 » (CD4 : en nouvelle version inédite). Et pour accompagner le tout, à l’initiative de sa fille Pia Moustaki, il sera possible de ré-entendre les chansons du grand poète lors d’un concert hommage le 2 mai prochain au New Morning, auquel participeront Guy Bedos, Cali, Joël Favreau, Nilda Fernandez, Costa Gavras, Paco Ibanez, Angélique Ionatos, Agnès Jaoui, Joyce Jonathan, Jipé Nataf, François Morel, Maria Teresa, Pia Moustaki, Catherine Ringer, Sapho, Gauvain Sers, Rosemary Standley de Moriarty… Un grand moment d’émotion en perspective pour ces artistes et les musiciens de Georges qui les accompagneront.

Eric Chemouny


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LEO FERRE

« Mai 68 » (coffret 3CD)

Alors que l’on fête les 50 ans de mai 68, qui mieux que Léo Ferré pouvait incarner l’esprit libertaire qui soufflait alors sur l’Hexagone ? Pour célébrer l’événement en musique, Universal publie un coffret 3CD de celui qui a toujours défendu ses idées et sa vision du monde et de la société à travers le prisme de ses chansons et de sa poésie visionnaire. Au sommaire de ce recueil, un CD1 regroupant les chansons d’avant mai 68 au parfum de pré-révolte («Mon général », « Vitrines », « Ni Dieu, ni maitre », « ils ont voté », « Salut Beatnik »…), un CD2 composé de chansons nées en mai 68 et durant les mois qui ont suivi, parmi lesquelles des tubes intemporels («Les anarchistes », « C’est extra », « Poètes, vos papiers ! », « Le chien », « La solitude », « Il n’y a plus rien »…), en enfin un CD3 live inédit « historique », puisque enregistré le 10 mai 1968, en pleine tourmente à la Mutualité à Paris, haut-lieu de la révolte sociale, augmenté d’un titre bonus enregistré à Bobino en 1969, « La révolution ». Un immense artiste autant qu’une véritable conscience du siècle dernier, à découvrir et redécouvrir…

Eric Chemouny


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ALAIN BASHUNG

Intégrale Live 1985-2009 (coffret 5 CD)

C’est l’intégrale que tous les fans attendaient depuis longtemps ! Car s’il est bien un artiste qui manque cruellement au paysage musical actuel, et surtout à la scène Rock française, c’est Alain Bashung. Les nombreuses reprises de ses succès lors de concerts de jeunes artistes en attestent encore aujourd’hui, de La Grande Sophie à Maissiat. Ceux qui auront eu la chance de le voir sur scène savent combien chacun de ses concerts était un moment aussi intense qu’unique, chaque chanson prenant alors une nouvelle dimension, un nouvel éclairage sous un nouvel arrangement. Ce coffret intégrale Live devrait d’ailleurs inspirer bien d’autres jeunes talents, tant il regorge de pépites : pour la première fois sont ici réunies, en plus des désormais classiques « Confessions publiques », « La tournée des grands espaces » et « Dimanches à l’Elysée » proposés intégralement, les versions complètes de ses concerts de 1985 et 1992, tandis que le Live Tour de 1985 a été complètement remixé avec de nouvelles versions des chansons, et que le Tour Novice de 1992 a été augmenté de 12 titres bonus. Un pur régal !

Eric Chemouny

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Bonne écoute, bonnes découvertes musicales…

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Retrouvez toutes les musiques de ce numéro dans nos playlists complètes sur notre chaîne You Tube

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