De la musique et des mots…

édition JSM#5 . 23.12.17.

. Etienne Daho . Barbara . Serge Gainsbourg . Jean Jacques Goldman . Benjamin Biolay . Claude François . L’age d’or du Disco .


MARQUE-PAGE, c’est notre nouvelle rubrique consacrée aux plus belles pages de la musique et de la chanson populaire et élégante, qu’elle soit d’hier ou d’aujourd’hui… A la veille des fêtes, nous vous invitons à découvrir les livres à offrir ou à s’offrir dédiés à Barbara, Serge Gainsbourg, Jean Jacques Goldman, Etienne Daho, Benjamin Biolay, Claude François et au phénomène Disco. Grands écarts artistiques comme on aime et comme on les soutient, ici, à JE SUIS MUSIQUE. Il y en a pour toutes les bibliothèques… Bonnes lectures… et bonnes fêtes.


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TONY FRANK : « 5 bis, rue de Verneuil » (EPA / EDS)

Photographe star de la chanson, ami des plus grands de Johnny Hallyday à Véronique Sanson, Tony Frank a aussi longtemps été très proche du couple mythique Birkin-Gainsbourg. Au point d’avoir signé la pochette du fameux « Melody Nelson ». De cette intimité est née, avec la complicité de l’actuelle propriétaire des lieux, alias Charlotte Gainsbourg, l’idée de ce beau livre consacré à l’hôtel particulier dont Serge disait : «Voilà, c’est chez moi. Je ne sais pas ce que c’est : un sitting-room, une salle de musique, un bordel, un musée… », cet endroit mythique où il a vécu pendant plus de vingt ans et composé ses plus belles chansons, pour lui-même comme pour ses muses (Birkin, Bardot, Adjani…). Au fil des objets personnels et autres photographies celles-ci occupent d’ailleurs une place très importante dans cette maison aux murs tapissés de noir, aux allures de musée et à l’esthétique unique, aussi sombre et sophistiquée qu’un diamant noir. Si le lieu fait rêver depuis des décennies les fans de l’artiste, devant se contenter de livrer tout leur amour sur la célèbre façade par le biais de dessins, tags et autres graffitis, Tony Frank nous en ouvre aujourd’hui les portes, en témoin privilégié qu’il a été, dans ce bel album photos, élégant et pudique.


MARCEL HARTMANN : « Benjamin Biolay, Palermo Hollywood, Volver » (Sodis / Gallimard)

Photographe réputé et très aimé des chanteurs et surtout des comédiens, appréciant sa sobriété, ses jeux d’ombres et de lumières, tout autant que la belle humanité qui se dégage de ses clichés, Marcel Hartmann à suivi le discret Benjamin Biolay lors de ses dernières tournées pour nous proposer aujourd’hui cet album souvenir et un regard très particulier sur l’auteur compositeur : un livre conçu comme une jolie collection de vues elliptiques, suggérées et laissant place au rêve et à l’imagination, davantage que comme une série de portraits sans âme. En parallèle, se tient une exposition photos organisée à la galerie Cinéma depuis le 10 novembre à Paris. A noter que ce beau livre a été édité sous deux formats : une édition courante chez Gallimard et pour les fans les plus exclusifs du beau BB, une édition limitée de 250 exemplaires numérotés, composée d’un coffret comprenant le livre avec une couverture différente, un tirage photographique et un 45 tours avec 3 titres inédits de Benjamin Biolay. Parce qu’il le vaut bien…


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PIERRE-RENE WORMS – SYLVIE COMA : « Avant la vague Daho 78-81 » (RvB Books)

A la fin des années 80, Etienne Daho n’est pas encore le chanteur qu’il est devenu, régnant sur la Pop française depuis près de 35 ans. C’est un étudiant Rennais preque comme les autres, fan de musique et notamment du groupe post-punk, les Stinky Toys. Il aura suffi d’une rencontre à l’issue d’un concert avec ses protagonistes Elli et Jacno, pour que se noue entre eux une longue amitié, comme un coup de foudre, et que son destin bascule… On connait la suite, Jacno produit son premier album « Mythomane » qui le propulse rapidement comme chef de file d’un mouvement en rupture avec la variété de l’époque. Ce sont ces premières années encore underground de sa jeune vie d’artiste, que le photographe Pierre René-Worms nous propose de revivre au travers de ses propres clichés, etoffés d’autres confiés par des proches, de flyers, d’affiches artisanales, coupures de journaux, carnets de notes, qui fleurent bon les années 80. Enfin, le témoignage de Sylvie Coma nous dévoile l’intimité du chanteur pendant ces années-là.


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ETIENNE DAHO : « Daho l’aime Pop » (Gallimard)

Définitivement couronné du titre très envié de « Roi de la Pop Française », Etienne Daho s’est autorisé de porter un regard sur ce courant de la chanson française, élégante et populaire, dans une exposition actuellement en cours à la Philharmonie de Paris. Si celle-ci propose une mise en scène d’une grande modernité, notamment un jukebox géant, permettant de retrouver les icônes musicales d’ED et une partie de sa discothèque personnelle, ce catalogue officiel regroupe quelques 200 photographies de grandes signatures emblématiques telles que Jean-Marie Périer, Antoine Giacomoni ou encore Jean-Baptiste Modino, ayant immortalisé les grandes figures de la Pop française. Découpée chronologiquement en 4 périodes (1950-1969, 1970-1984, 1985-1999 et les années 2000 jusqu’à aujourd’hui), cette exposition et ce catalogue sont aussi l’occasion de mesurer le talent de photographe d’ED ayant shooté la nouvelle vague, de Lescop à la jeune Calypso Valois, sa petite protégée et accessoirement fille ses parrains Elli et Jacno.La boucle est bouclée…


Barbara

DAVID LELAIT-HELO : « Barbara » (Télémaque)

Romancier et journaliste reconnu, déja auteur de romans et de biographies à succès (Dalida, Piaf, La Callas…), David Lelait-Helo publie une version actualisée de son  livre consacré à Barbara, à l’occasion des 20 ans de sa disparition : illustré d’un portrait inattendu de la chanteuse, plus facétieuse que d’ordinaire, il a choisi de mêler à son récit biographique, des paroles de chansons, extraits d’interviews, et autres confidences, sur le mode de la conversation… Une façon originale et très vivante de dresser un portrait complexe de la star Barbara, d’en apprendre un peu plus sur son enfance d’enfant juive pendant la guerre, sa relation à son père, ses amours difficiles, son mal de vivre, sa solitude, ses combats, et son amour incommensurable pour son public et un métier qui l’a consumée : autant de blessures ou de joies, intimes et profondes, qui lui auront inspiré ses plus belles chansons, pleine d’émotion mais aussi de fantaisie et de drôlerie. Car comme le rappelle l’auteur lui-même, « refaire le chemin de sa vie,c’est s’enfoncer dans les forêts profondes et tendre sa joue à des bruissements d’ailes. C’est aussi découvrir les fantaisies d’une espiègle dont les proches jurent qu’elle était la femme la plus drôle du monde, prête à tout pour une blague. »


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STEPHANE LOISY – BAPTISTE VIGNOL : « Barbara, si mi la ré » (Gründ)

2017 aura définitivement été l’année Barbara, tant les manifestations en tous genres auront célébré les 20 ans de la disparition de la longue dame brune. Alors certes, les ouvrages ne manquent pas sur sa vie, son oeuvre… Ce n’est pas une raison pour bouder ce très beau livre, illustré d’une photo rare de Barbara jeune, et qui se veut être autant un témoignage photographique que l’analyse d’une oeuvre, au plus près de la vie très intense et bouleversante qu’a été celle de Monique Serf, devenue Barbara. Au fil des pages, un joli regard sur l’irremplaçable chanteuse  finit par se dessiner au travers de témoignages d’artistes, de collaborateurs, et de proches, notamment Bernard Serf, neveu de la chanteuse et représentant des héritiers de l’artiste, gage du sérieux et de la qualité de ce bel ouvrage.


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FREDERIC QUINONERO : « Jean-Jacques Goldman, vivre sa vie » (City)

Il a beau être au top du classement des personnalité préférée des français, aligner les tubes et les disques d’or, l’homme Jean-Jacques Goldman demeure un mystère. Pour preuve d’une discrétion qu’il cultive et qui lui vaut autant de respect, il aurait assisté anonymement à la messe donnée en hommage à son interprète Johnny Hallyday. Déjà auteur de nombreuses biographies documentées, de Jane Birkin à Françoise Hardy, le journaliste Frédéric Quinonero s’est penché sur le cas Goldman. S’attachant tout autant à sa vie d’homme, qu’à ses succès d’artiste, pour lui-même ou ses nombreux interprètes, on découvre au fil des pages un enfant solitaire, ancien scout et fils de résistant, un homme profondément marqué par le parcours de sa famille d’immigrés juifs et par la disparition de son frère, à 35 ans. Retour sur une histoire d’amour qui dure depuis 40 ans avec le public français, lequel n’attend désormais que son vrai retour, alors qu’il ne fait plus que de rares apparitions, notamment au concert des Enfoirés : il suffira d’un signe…


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BAPTISTE VIGNOL : « Claude François, je reviendrai… » (Gründ)

Quarante ans après sa disparition tragique à l’âge de 39 ans, en pleine gloire et après seulement 15 ans de carrière, les chansons de Claude François sont toujours sur toutes les lèvres et ses derniers tubes (« Alexandrie, Alexandra », « Magnolias for Ever ») font encore danser toutes les générations. Conçu comme le dictionnaire de sa vie, Baptiste Vignol, s’est attaché ici à retracer le parcours et la vie de Cloclo, tant l’artiste généreux et solaire, que l’homme tyrannique et colérique,  avec de nombreuses parts d’ombre. L’occasion, même pour les fans purs et durs, d’apprendre quelques anecdotes inédites sur leur idole, et de découvrir peut-être, au-delà des paillettes et de l’image de séducteur, un homme plus cultivé et profond que son image publique pouvait laisser paraître.


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JEROME ANTHONY : « L’âge d’or du Disco » (Chêne)

On connait l’animateur TV, mais Jérôme Anthony a aussi démontré récemment qu’il pouvait être un rigoureux historien de la chanson populaire avec un bel ouvrage consacré à Maritie et Gilbert Carpentier. Il récidive aujourdhui avec un nouveau livre consacré au Disco, s’attachant à démontrer qu’au-delà du style musical, le Disco fut un phénomène de société qui a envahi toute la planète du milieu des années 1970 au début des années 1980. De « Saturday Night Fever » à « Alexandrie Alexandra », de Donna Summer à Patrick Juvet ou Cerne, qui signe d’ailleurs la préface du livre… Sur un mode chronologique, surfant sur la nostalgie d’une époque joyeuse et insouciante, et aidé par une iconographie colorée et festive, il nous fait revivre ici la flamboyante décennie : l’occasion de retrouver des artistes dont peu ont survécu au ras-de-marée, des tubes intemporels, émaillant une analyse honnête et détaillée de la naissance du phénomène, de son évolution, des carrières des stars de l’époque, et de l’impact de cette musique sur la société, la mode et l’actualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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