CHRISTOPHE WILLEM :

Rio, mon amour…


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Nous avions laissé Christophe Willem en Juillet dernier, avec le grand Yvan Cassar aux Francofolies de la Rochelle, revisitant avec autant de respect que d’inventivité, le répertoire impeccable de Michel Berger, dont on se remémorait les 25 ans de la disparition.

Au programme de ce concert unique spécialement créé pour l’occasion, les tubes de Berger pour lui-même (« Paradis blanc », « Quelques mots d’amour », « Un dimanche au bord de l’eau », « La groupie du pianiste »…), mais également ceux issus de la comédie musicale Starmania (« SOS d’un terrien en détresse »), ceux chantés par Françoise Hardy (« Message personnel »), ou encore sa plus belle égérie, France Gall (« Cézanne peint », « Résiste », « Il jouait du piano debout »…). Sans oublier de se confronter au « patron » Johnny Hallyday avec « Quelque chose de Tennessee »ou « Diego, libre dans sa tête ». On aura longtemps espéré que ce concert magique pose ses valises au Grand Rex, comme prévu initialement, mais il restera finalement un « one-shot ».

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Aujourd’hui, le sympathique Christophe revient avec un nouvel album tout nouveau-tout beau, illustré par un visuel très frais et plein d’humour, qui tranche avec l’image de dandy très sophistiquée, véhiculée jusqu’ici par le chanteur à la voix singulière, qui l’avait distingué des autres candidats de la quatrième saison de la « Nouvelle Star » en 2006.

Hasard des calendriers, alors que Laurent Voulzy vient de publier « Belem », un album hommage aux grands noms de la Bossa Nova, c’est « Rio » que son cadet a choisi d’honorer. C’est de retour des Jeux Olympiques où il s’était rendu par obligation professionnelle et alors que toutes les musiques de son futur album étaient prêtes, que l’idée a germé dans l’esprit de Willem. Bien que d’abord pétri d’appréhensions par les problèmes que connait Rio au quotidien et dont on lui avait tant parlé (la violence, la pauvreté…), il en est revenu littéralement enchanté, autant dire « amoureux », au point de vouloir s’en inspirer pour les textes de cet opus, effectivement ensoleillé, frais, optimiste et très décontracté comme peuvent l’être les Brésiliens malgré la dureté de leur existence.

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Très marqué par les attentats terroristes de ces dernières années, il l’a voulu comme une sorte parenthèse lumineuse dans le climat général de menace qui pèse sur le monde et en France en particulier. Frappé par cette ville de contrastes et d’extrêmes, notamment entre les riches et les pauvres, Christophe avoue s’être recentré sur l’essentiel, y compris et surtout dans sa vie personnelle, et s’être aussi ouvert sur le monde extérieur. Et cela se devine au fil des douze titres qui composent cet album, dont deux signés Zazie, sa bonne fée dans le métier, dont l’excellent « Nos balles perdues », sur les difficultés de la vie de couple.

Car force est de constater qu’il a pris davantage confiance en lui et en sa capacité à exprimer ses émotions profondes, souvent d’ailleurs à quatre mains avec Igit, chanteur relevé par « The Voice ». Si « Madame» évoque le combat d’une mère face à la violence et à la disparition d’un de ses enfants, « Loue ange » évoque la place de la religion dans nos sociétés, « Vivement qu’on vive » traite du poids des apparences, un sujet qui a longtemps obsédé celui qu’on surnommait « La tortue », et qui a désormais décidé de s’accepter comme il est, et d’adopter la politique du lâcher-prise.

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Après « Marlon Brando », un premier extrait Pop en guise de présentation, servi par un clip ultra-léché dans lequel il s’amusait à jouer les anti-héros, il dévoile à présent le très sensuel « Rio », titre aux sonorités Dance (et non pas brésiliennes) et point de départ de cette nouvelle aventure qui donne son nom à l’album. C’est donc avec implication et enthousiasme qu’il est allé y tourner son clip, véritable court-métrage, dans lequel on le voit partir à la recherche d’un jeune couple, aux quatre coins de la ville, de la splendide plage de Copacabana aux ruelles ensoleillées de Rio, simplement muni d’un bout de papier pour seul indice.

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Bref, Willem a grandi : cela s’entend et promet de très jolis moments en concert, Salle Pleyel à Paris le 24 mars 2018, et partout ailleurs en tournée. (E.C)

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photos: Yann Orhan (D.R / Jive / Sony Music)

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